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MALIK EL ARNAMOUS


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CASSE PUANTE DARTRIER SENE


CASSIA FISTULA
CASSIA OCCIDENTALIS
CASSIA ALATA
CASSIA ANGUSTIFOLIA
CASSIA SENNA

CAESALPINIACEAE

On compte plus de 600 espèces dans le genre Cassia, des arbres juqu'aux herbes et aux sous-arbrisseaux, beaucoup sont décoratifs par leurs feuilles et leurs fleurs jaunes.
Ce sont des plantes des pays tropicaux et subtropicaux, principalement du nouveau monde.
On les classe dans la famille des Caeasalpiniaceae, associés aux Mimosaceae et aux Fabaceae (anciennement Papilionaceae: haricot, petit pois, trèfle etc..) on peut les regrouper dans la superfamille des légumineuses .



 
CASSIA ANGUSTIFOLIA
CASSIA SENNA ( séné )
 






Ce sont des arbrisseaux
de petite taille (moins d'un mètre)
aux fleurs zygomorphes (voir lexique) jaunes
et aux feuilles paripennées,
le fruit est une gousse
aplatie et parcheminée,
s'ouvrant spontanément et renfermant
6 à 8 graines brunâtres.


C. angustifolia est originaire du Soudan
et de la corne de l'Afrique, C. senna de l'Inde.

Ce sont toutes deux des espèces des zones sèches,
semi-désertiques.













                    COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Les feuilles et les gousses des deux espèces ont une composition voisine.
Quand elles sont fraîches, juste récoltées, on y trouve des glucosides qui au séchage vers 40°C se dimérisent par un processus enzymatique et donnent des hétérosides (dianthroniques)(voir lexique): les sennosides A,B,C,D.

Les sennosides A et B sont majoritaires, ce sont des anthracénosides (voir lexique), composés dérivés de l'anthrone (donnant par oxydation l'anthraquinone) et que l'on retrouve dans d'autres familles végétales importantes en pharmacologie : aloès, rhubarbe, bourdaine, cascara, nerprun.

Le devenir de ces sennosides et des composés voisins dans le tube digestif est intéressant mais complexe.
Ils ne sont ni résorbés ni hydrolysés avant d'atteindre le colon où, sous l'action de la flore intestinale, ils sont hydrolysés et les anthrones libérées, ce sont les formes actives.
Le sennoside est une forme de transport jusqu'au colon. Curieusement les anthrones sont inefficaces si elles sont absorbées libres ou hydrolysées trop tôt (dans l'intestin grêle) car elles sont alors excrétées par voie urinaire après glucuroconjuguaison hépatique.
Les anthrones agissent sur la motilité intestinale, renforçant le péristaltisme du colon gauche et du sigmoïde tout en augmentant la quantité de liquide dans le colon par inhibition de la résorption d'eau, d'où un puissant effet laxatif qui peut devenir purgatif chez certains ou si la quantité de sennosides est trop importante. Un effet direct sur la muqueuse n'est pas noté mais des travaux se poursuivent sur la toxicité éventuelles des anthraquinones.


                                UTILISATIONS

Le séné et de très nombreuses préparations qui en renferment sont donc employés comme laxatif.
On peut utiliser les folioles et les gousses sèches (sans les graines) en infusion: 5 à 20 g par litre, une tasse le soir.
On trouve aussi la poudre de séné et des extraits (sennosides A et B, sennosides calciques).
On estime la dose journalière efficace à 25 mg par jour calculée en sennosides.
Il existe une teinture mère (voir lexique) de C. angustifolia , 50 gouttes par jour.

Il y a toujours un temps de latence de plusieurs heures entre l'absorption du séné et son effet laxatif, c'est bien sûr dû au temps nécessaire pour qu'il arrive au niveau du colon et y soit transformé par les bactéries avant d'agir vraiment.



                                  ATTENTION

Les laxatifs, et le séné particulièrement, ne sont pas sans dangers et sans inconvénients, leur utilisation doit être courte, pas plus de 10 jours, et motivée : inefficacité des autres moyens laxatifs ou des régulateurs digestifs : diététique, mucilagineux, salin , cholérétiques et cholagogues. L'utilisation du séné est par ailleurs contrindiquée chez les enfants de moins de 12 ans.
Une prise prolongée de laxatif provoque la "maladie des laxatifs" et une situation de dépendance avec nécessité d'augmenter les doses, l'opposé de l'effet recherché.
Enfin ce type de laxatif modifie la composition des électrolytes dans le colon avec notamment une excrétion et donc une fuite du potassium, d'où le risque d'interaction médicamenteuse avec des produits hypokaliémants ou dont l'action est modifiée par une hypokaliémie : digitaliques, diurétiques, corticoïdes, certains antibiotiques, anti-arythmiques.
Malgré tout, le séné est très utilisé dans le monde entier, la production mondiale était estimée à plus de 5000 tonnes en 1986.



 
CASSIA OCCIDENTALIS (casse puante) 








C'est un sous arbrisseau
originaire d'Amérique tropicale,
mais répandu dans beaucoup de pays tropicaux,
aux feuilles composées bipennées
(4 à 6 paires de folioles),
aux fleurs jaunes
et aux gousses à l'apex pointu,
les graines sont brunes.
Très commun (aux Antilles)
dans les lieux incultes, aux bords des chemins, autour des clôtures.






Résistant à la sécheresse, il n'est pas consommé par les animaux et c'est parfois une des rares plantes survivant dans les lieux hyper-pâturés. Il porte divers noms vernaculaires: casse puante, café batard, faux kinkéliba.

                   COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Les feuilles renferment peu de dérivés anthracéniques mais des flavonoïdes (voir lexique) en abondance (vitexine).
Une toxalbumine est présente dans les graines fraîches; dans les racines, on trouve des dérivés anthroniques du type chrysophanol, ou de l'anthraquinone dans les racines les plus âgées.

Les feuilles sont fébrifuges (voir lexique) et provoquent une transpiration abondante; elles augmentent aussi la diurèse et sont légèrement laxatives.
La racine est également diurétique et un peu plus laxative que les feuilles.
Les graines une fois torréfiées sont un succédané du café, les composants toxiques étant détruits par par la torréfaction, mais il n'y a ni caféine ni substance à effet stimulant dans ce "café batard".


                              UTILISATIONS

Le C. occidentalis ne fait pas partie de la pharmacopée européenne.
En Afrique et aux Antilles il était considéré comme un bon fébrifuge et sudorifique:
  • infusion de feuilles, 60 g de feuilles dans un litre d'eau bouillante,
    10 minutes d'infusion, une tasse matin et soir,
  • décoction (voir lexique) de feuilles, 60 g de feuilles dans un litre d'eau bouillante, 20 minutes de cuisson ; deux tasses le soir au coucher pour un effet laxatif; une tasse matin et soir pour un effet diurétique et anti-inflammatoire urinaire;
  • en usage externe, la décoction est antiprurigineuse (voir lexique) et l'alcoolature de racine utile en friction dans les douleurs rhumatismales.





CASSIA ALATA (dartrier ou épis d'or) 






C'est un petit arbuste très ornemental reconnaissable à ses jolies fleurs jaunes en épis dressés qui peuvent atteindre 30 cm de long.



Originaire d'Amérique tropicale,
il a été répandu dans toutes les régions chaudes du monde;
il est devenu subspontané dans beaucoup d'endroits, se développant facilement dans les friches et les zones ouvertes.





                    COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Toutes les parties de la plante contiennent des anthracénosides (dérivés de la rhéine et de l'anthraquinone) en quantité supérieure au séné officinal (voir plus haut)
Le dartrier est donc potentiellement un purgatif énergique mais c'est plutôt ses propriétés antibiotiques antimycosiques et antiparasitaires qui ont été reconnues.


                                   UTILISATIONS

C'est un remède universel, dans les pays pauvres, pour soigner des dermatoses diverses: exzéma surinfecté; ulcères tropicaux, herpès circiné (mycose cutanée), parasitoses cutanées surinfectées.
On applique sur les lésions:
  • le jus des feuilles hachées et pressées avec au sans jus de citron,
  • une pâte préparée en mélangeant de la poudre de feuilles séchées et de l'eau ou de la graisse, de l'huile ou de la vaseline.

Les praticiens traditionnels recommandent de bien frotter les lésions mycosiques avec cette pâte.
L'infusion de feuille est laxative: 8 feuilles dans un litre d'eau bouillante, une à deux tasses par jour.




CASSIA FISTULA (casse ou canéficier) 






Cet arbre est originaire de l'Inde;
les fleurs jaunes sont de grande taille en racêmes pendants, très décoratives.




Le canéficier a été introduit dans de nombreux pays
aussi bien comme arbre ornemental
que pour les propriétés laxatives douces de la pulpe sucrée qui entoure les graines dans de longues gousses pendantes (50 cm à 1 m).






                   COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

La gousse se présente comme un cylindre de 2 à 4 cm de diamètre, les graines sont aplaties et la pulpe jaune brun à noirâtre à maturité, riche en pectine et mucilage (voir lexique), contient 0,2 à 3% de dérivés anthracéniques et de composants analogues aux sennosides A et B du séné.
La pulpe est donc laxative mais de façon plus douce que le véritable séné.
Toutes les parties de la plante contiennent des anthracénosides (dérivés de la rhéine et de l'anthraquinone) en quantité supérieure au séné officinal (voir plus haut)
Le dartrier est donc potentiellement un purgatif énergique mais c'est plutôt ses propriétés antibiotiques antimycosiques et antiparasitaires qui ont été reconnues.


                                  UTILISATIONS
  • en infusion : 40 g de pulpe dans 1/2 l d'eau bouillante pendant 10 minutes; deux tasses le matin ou le soir selon les personnes (selon la vitesse de réaction du système digestif),
  • en confiture: Une cuillerée à soupe le matin; on peut l'associer au tamarin (voir tamarinier) dans la même confiture.

ATTENTION, les remarques sur l'usage des laxatifs anthracéniques ( voir séné) sont également valables pour le canéficier bien que ce dernier soit plus doux (faible concentration des substances actives et présence de mucilage).



 
                                    RESUME
Pour lutter contre la constipation
Le séné et le canéficier renferment des composés, dans leurs feuilles ou dans leurs fruits, qui augmentent la quantité d'eau dans le gros intestin et provoquent des contractions
favorisant l'expulsion des matières fécales.
Attention cependant à ne pas en abuser, il est toujours préférable de trouver un équilibre alimentaire (fibres, mucilage) qui aidera à régulariser l'activité de l'intestin.



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SUREAU NOIR


SAMBUCUS NIGRA

CAPRIFOLIACEAE



Le sureau noir est un arbuste très répandu en Europe ( il supporte le froid comme le chaud, l'humidité comme la sécheresse), il peut atteindre 4 à 5 mètres mais le plus souvent beaucoup moins car ses branches, à la moelle blanche abondante, sont cassantes.




Les feuilles opposées, assez grandes, sont formées de 5 à 7 folioles ovales, elles dégagent une odeur forte , désagréable pour certains, quand on les froisse.

Cet arbuste, de plein soleil, commun dans les haies des bords de route et près des cours d'eau fleurit au printemps ,entre mai et juillet selon la latitude, les inflorescences en ombelles , pouvant atteindre 25 cm de diamètre, sont constituées de petites fleurs blanc-jaunatre agréablement parfumées.

Les fleurs ( hermaphrodites à 5 parties) donnent plus tard des fruits en grappes pendantes; ce sont des baies d'un noir brillant à maturité, qui contiennent plusieurs graines aplaties dans une pulpe aqueuse très colorée, rouge-violacée. Les oiseaux frugivores assurent la dispersion du sureau.

Il existe de nombreuses autres espèces de Sambucus dans le monde, beaucoup sont très voisines du sureau noir et considérées par les botanistes comme des sous-espèces, presque des variétés. Ainsi Sambucus canadensis est répandu en Amérique du Nord du Canada au Mexique, Sambucus peruviana en Amérique du sud, Sambucus mexicana en Amérique centrale, toutes trois possèdent des fruits noirs à maturité.

Sambucus nigra a été introduit dans de nombreux pays (y compris tropicaux) où il cohabite avec les espèces indigènes.

D'autres espèces à fruits rouges ont des propriétés médicinales différentes des sureaux noirs et sont regroupées autour de l'espèce Sambucus racemosa (à fleurs en panicules pyramidaux et à fruits rouge foncé).

Enfin il est fréquent de rencontrer en Europe le petit sureau ou Hièble, Sambucus ebulus. C'est une plante annuelle vivace par sa racine, atteignant 1m à 1,5m, dégageant une odeur forte, à l’inflorescence voisine du sureau noir ( mais parfois un peu rose ou rougeâtre) et aux fruits également semblables à ceux du sureau noir mais en grappes-ombelles érigées, jamais pendantes.



 
                   COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES
Toutes les parties du sureau noir (mais dans une moindre mesure les fleurs) contiennent des hétérosides cyanogénétiques (cyanogène), qui peuvent après absorption libérer par un processus enzymatique de l'acide cyanhydrique toxique.
Ces composés sont instables et sont détruits par la chaleur.
Les intoxications humaines sont rares car les parties du sureau qui en contiennent sont amères (hormis les fruits) ce qui n'incite pas à les avaler, et l'organisme est capable de désintoxiquer assez rapidement de petites quantités de cyanures.
Les feuilles, les tiges, l'écorce, les racines et les graines sont les parties qui contiennent le plus de composés cyanogènes, elles sont émétiques et purgatives par effet toxique.

Les fleurs contiennent : des mucilages adoucissants, un peu de tanin, des flavonoïdes, des acides phénols (chlorogénique, caféique, férulique..) du nitrate de potassium et un peu d'huile essentielle solide à température ordinaire.
Les fruits : des sucres simples et des acides organiques (citrique, malique), des flavonoïdes dont des anthocyanosides (pigments à cyanidol et pélargonidol) et d'autres composants pharmacologiquement intéressants (catéchine, quercétine, kaempférol, apigénine, hespéritine, lutéoline), des acides triterpéniques , des vitamines (C, B2, A, acide folique).

Les fleurs sont traditionnellement utilisées comme sudorifique (augmente la sudation) et diurétique. Fleurentin et ses collègues ont montré que la fleur de sureau noir était même un des meilleurs diurétiques de la pharmacopée, supérieur au thé de java (Orthosiphon). L'infusion (extrait aqueux) est diurétique mais par contre l'extrait hydro-alcoolique (teinture à 15°) ne l'est pas. Un bon exemple de l'importance du solvant dans la préparation des extraits de plantes.
La décoction mucilagineuse des fleurs de sureau noir est adoucissante notamment en application sur une zone inflammée

L'écorce interne (verte) est également un diurétique classique, par son contenu en nitrate de potassium, mais nous lui préférons les fleurs (atoxiques à dose normale)
Les fruits frais sont comestibles, ils apportent un peu de vitamine C, mais ils sont laxatifs par effet toxique dès qu'on dépasse une certaine dose (variable avec les personnes et le sureau lui-même).
Une fois cuits et détoxifiés les fruits sont une source intéressants de polyphénols ( acides phénols, flavonols, anthocyanosides). Le contenu du jus de fruit de sureau en ces composants antioxydants est supérieur à celui des myrtilles, et analogue à celui du raisin coloré.
La biodisponibilité des pigments à anthocyanidol est bonne, ils sont absorbés au niveau intestinal en conservant leur capacité antioxydante. Les pigments anthocyanosides se retrouve dans le sang et sont excrétés dans les urines environ 4 à 6 heures après l'absorption.

Une des propriétés les plus intéressantes des fruits du sureau noir est son pouvoir antiviral.
Le sureau est une plante traditionnellement employée depuis le moyen-âge pour combattre les infections respiratoires des voies supérieures, les "refroidissements".
Assez récemment des chercheurs israéliens ont clairement mis en évidence la capacité d'extraits de fruits et de fleurs de sureau noir à raccourcir de plusieurs jour l'infection grippale.
Les substances antivirales ne sont pas clairement définies mais on suppose que les extraits de sureau agissent sur l'hémaglutinine du virus influenza, empêchant ainsi son adhésion aux cellules de la muqueuse respiratoire. Cela ralentit l'infection virale et l'on peut supposer que cela permet peut-être aussi de prévenir la grippe.
Les chercheurs qui ont mis au point cet extrait de sureau (Sambucol) pense qu'il est actif sur tous les virus influenza de type A (les plus dangereux), y compris le AH5N1 et le AH1N1.

Des essais, in vitro, ont également été réalisés pour tester cet extrait (sambucol) sur les virus de l'herpès (avec succès) et sur le virus du SIDA (HIV).




                                    UTILISATIONS

Les fleurs :
Infusion : (10 à 15 minutes), 3 à 4 g de fleurs séchées dans un bol d'eau très chaude, trois fois par jour ou une petite poignée de fleurs séchées dans un litre d'eau très chaude, à boire dans la journée.
Cette infusion provoque un accès de sudation mais elle est aussi diurétique

  • en cas d'infections respiratoires virales saisonnières (y compris grippale), de bronchites, de fièvres éruptives
  • en cas de rétention hydrique nécessitant une augmentation de la diurèse, d'infection urinaire bénigne ou en cas de calculs urinaires mais uniquement sur avis médical (à cause du risque de colique néphrétique)

Décoction : (10 minutes d’ébullition et 10 minutes en infusion) une grosse poignée de fleurs sèches dans un litre d'eau : en application une fois tiédie en compresses sur la peau inflammée ou irritée, sur la peau desséchée.
Les fruits : sirop de fruit (même poids de fruit mur et de sucre, ébullition 15 minutes et filtration pour éliminer les graines), rob de sureau (une partie de sucre et 4 parties de fruits, ébullition, filtration puis ébullition lente jusqu'à obtenir un liquide à consistance de miel). Le sirop ou le rob se consomment purs (une cuillerée à café 2 à 3 fois par jour) ou dilué dans un verre d'eau froide ou chaude.
  • en cas d'infection virale saisonnière ou grippale pour raccourcir leur évolution ou pour tenter de les prévenir en cas d'épidémie
  • ces extraits de fruit sont légèrement laxatifs voir purgatifs si on augmente la dose ou chez certaines personnes plus sensibles

On peut aussi réaliser une teinture alcoolique de fruits ,ou de fruits et de fleurs, concentrée au 1/5 : 30 à 50 gouttes 1 à 3 fois par jour
Il existe en pharmacie (mais pas dans tous les pays) des extraits de sureau (fleurs ou fruits) à des concentrations variées (comme le "Sambucol" par exemple) : se référer à la posologie du fabriquant.
Ces extraits et les préparations décrites ci-dessus sont intéressantes en dehors de la prévention des infections virales :
  • pour renforcer la défense immunitaire en association avec d'autres plantes aux propriétés voisines comme les echinacées
  • en cas d'affections inflammatoires chroniques
  • pour les pouvoir antioxydant - antiradicalaire



 
                                           RESUME
UN ARBRE AU FRUIT ANTIVIRAL POUR PREVENIR ET ATTENUER LA GRIPPE
Le sureau est un arbuste facile à cultiver et assez répandu dans le monde, ses fleurs, diurétiques et sudorifiques, et ses fruits antiviraux sont intéressants pour lutter contre les infections virales
y compris les infections grippales à virus de type A.
Les fruits ainsi que la majeure partie du sureau (feuilles et tiges)
contiennent des substances toxiques provocant vomissements et diarrhée
mais qui sont détruites par la chaleur



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TABAC

NICOTIANA
TABACUM
NICOTIANA
RUSTICA

SOLANACEAE


Nicotiana tabacum et Nicotiana rustica sont originaires du "nouveau monde", c'est à dire des zones tropicales et subtropicales d'Amérique du nord et du sud.




L'usage des feuilles de tabac par les Amérindiens fut très rapidement remarqué par Christophe Colomb et son équipage. Les Indiens Tainos peuplaient alors les grandes et les petites Antilles; ce peuple Arawak (en passe d'être supplanté par les Caraïbes) cultivait le tabac ; on suppose que ce nom vient d'ailleurs de leur langue mais d'autres philologues l'estiment d'origine arabe. Nicotiana fut nommée ainsi en l'honneur de Jean Nicot, ambassadeur de France au Portugal, qui introduisit le tabac à la cour de France à la fin du 16ème siècle.

Nicotiana tabacum, le tabac le plus cultivé maintenant dans le monde entier, est une plante annuelle, ce qui permet son acclimatation dans des régions aux climats variés : de la forêt équatoriale aux pays tempérés.
Il existe de nombreux cultivars (variétés culturales) .
Le tabac en général une plante assez haute (1 à 2m), aux feuilles alternes, parfois de grande taille dans les variétés de culture (50 à 70 cm de long sur 20 à 40 cm de large), les fleurs sont en panicules à corolle tubuleuse teintées de rose ou de rouge. La maturité des feuilles de tabac se fait de bas en haut, les feuilles les plus basses jaunissent les premières.




                    COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Les feuilles vertes de tabac (Nicotiana tabacum) contiennent (en pourcentage de poids sec) :
  • 40 % de glucides (amidon, cellulose, sucres simples)
  • 15 à 20% de protéines et d'acides organiques
  • entre 1 et 10% d'alcaloïdes (exceptionnellement 15%) : la nicotine est majoritaire (jusqu'à 90-95%) ; les autres alcaloïdes du tabac sont chimiquement proches de la nicotine, les plus importants sont l'anabasine et la nornicotine


                                     LA NICOTINE

La nicotine est synthétisée dans les racines du plant de tabac et migre ensuite dans les feuilles.
La nicotine est une base, volatile, incolore mais brunissant par oxydation, et qui donne son odeur au tabac.

Les caractères physiques de la nicotine : point de flamme 95°C, décomposition 247°C, font penser que la majorité de la nicotine est détruite dans le cône de combustion de la cigarette ou du cigare qui atteint jusqu'à 800°C.
La nicotine de la fumée inhalée est en suspension dans des gouttes de goudrons (0.3-0.5 µm) et fait ainsi partie de ce que l'on nomme la phase particulaire de la fumée de tabac, elle redevient libre (se gazéifie) ensuite. La quantité de nicotine inhalée dépend de la façon de fumer, profondeur de l'inhalation, cigarette maintenue à la bouche, rythme des bouffées etc.

La nicotine est rapidement absorbée à travers les muqueuses et pénètre dans la circulation sanguine.
L'inhalation de la fumée de tabac permet une absorption très rapide de la nicotine dans le sang ; en 7 à 9 secondes la nicotine atteint le cerveau. L'absorption par la muqueuse buccale (ou rectale) est aussi très efficace.
Par contre le jus de tabac et la salive contenant des particules de goudrons et de la nicotine sont absorbés dans l'intestin grêle mais la nicotine est pour les deux tiers détruite par le foie qui détoxique ainsi le sang de la veine porte.

L'excrétion de la nicotine se fait un peu par la respiration et se retrouve aussi dans l'urine mais la plus grande partie est transformée (métabolisée=détruite) dans le foie en un métabolite : la cotinine. Le taux d'élimination de la nicotine est assez rapide : en 2 heures la moitié de la nicotine a disparu du sang, reste la cotinine qui persiste plusieurs jours dans les tissus (sa demi-vie est de 16 h). 

 
                                  Nicotine et tabac
La nicotine se fixe de façon élective sur des récepteurs du système nerveux que l'on a nommé pour cette raison "récepteurs nicotiniques", elle les stimule ou les bloque et provoque ainsi plusieurs effets physiologiques directs ou indirects :
  • stimulation du système nerveux central : sensation agréable de stimulation intellectuelle, mais aussi chez ceux qui ne sont pas accoutumés à la nicotine : tremblements, envie de vomir et si la dose est forte convulsions

  • augmentation des mouvements de l'intestin (au minimum cela favorise la défécation, mais cela peut provoquer une diarrhée)

  • augmentation du rythme cardiaque (tachycardie) et de la pression artérielle, constriction des vaisseaux sanguins(risque de thrombose pouvant provoquer par exemple un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral)


Il y a d'autres actions connues sinon expliquées : augmentation du taux de dopamine dans une partie du cerveau, ce qui induit une impression de bien-être.

L'absorption régulière de nicotine peut modifier l'activité de certains médicaments psychotropes et est en partie responsable des effets indésirables de la "pilule" (oestroprogestatifs) La nicotine au même titre que les autres alcaloïdes présents dans le tabac, anabasine et nornicotine, sont des poisons assez redoutables : la dose mortelle pour l'homme par voie buccale est d'environ 1mg par kilo soit entre 30 et 60mg pour un adulte (un paquet de cigarette peut contenir 20 mg de nicotine), pour l'anecdote : les rongeurs (lapins ou rats) sont 50 fois moins sensibles que nous.
La nicotine extrait du tabac ou le "jus" de tabac sont insecticides (lutte contre les pucerons par exemple).


                                  UTILISATIONS

A l'origine, dans les sociétés amérindiennes (et encore maintenant dans certaines tribus indiennes d'Amérique du sud), le tabac était essentiellement utilisé à des fins magiques, religieuses, par les sorciers guérisseurs ou peut-être pendant des rites de réconciliation.Le tabac fut assez rapidement connu en Europe mais, du fait de sa rareté, il était réservé à l'élite dirigeante ; le développement rapide des plantations sur la cote Est des USA au 17ème siècle et dans les Antilles, l'amélioration des techniques de culture et l'utilisation des esclaves d'origine africaine comme main d'œuvre décupla la production de tabac et en "démocratisa" l'usage.

Depuis le 17ième siècle le tabac a été introduit dans le monde entier ; l'invention de la cigarette, et l'industrialisation de sa production et de sa distribution par les USA au 20ème siècle, a énormément augmenté la consommation du tabac.
La culture et la commercialisation du tabac sont des activités très profitables, contrôlées par d'énormes multinationales, et source de recette appréciable pour les gouvernements qui taxent énormément le tabac.


                  Production du tabac en 2000 (en millier de tonnes)


Chine 2,298.8
Inde 595.4
Brésil 520.7
USA408.2
Europe 314.5
Zimbabwe 204.9
Turquie 193.9
Indonésie 166.6
Russie et les anciennes républiques soviétiques 116.8
Malawi 108.0


                                 Préparation du tabac

Les feuilles de tabac mures (jaunies) peuvent être :
  • séchées à l'air libre à l'abri du soleil
  • ou dans des locaux chauffés par des feux de bois qui fument en même temps le tabac
  • dans des locaux chauffés par le l'air chaud sans fumée


Elles sont ensuite mises à vieillir, à maturer ; plus tard les feuilles de tabac seront préparées spécifiquement pour faire du tabac à cigarette, à pipe, à cigare, à priser, à chiquer. Les tabacs sont mélangés entre eux (blended) et avec des agents chimiques de texture, des arômes, des produits de conservation.

Depuis le milieu du 20ième siècle, les services de santé ont observé une nette augmentation des cancers bronchiques, de nombreuses études ont montré que cette augmentation était en partie due à l'usage de la cigarette de tabac, l'autre facteur étant l'augmentation de la pollution de l'air par les fumées industrielles et les gaz d'échappement.

La nicotine elle-même ne parait pas mutagène, ce sont les produits de combustion du tabac qui sont cancérigènes, ils agissent en premier lieu au niveau de l'épithélium des bronches en l'irritant (au minimum bronchites à répétition, toux chronique, emphysème) mais passent aussi dans la circulation sanguine et on les retrouve dans les urines.









                                SEVRAGE DU TABAC





Le tabac est une drogue ; l'addiction au tabac est forte : arrêter de fumer du tabac est plus difficile qu'arrêter de boire de l'alcool. Il n'y a pas qu'une seule façon d'arrêter de fumer ; la TENDANCE ACTUELLE est d'aider la personne qui désire arrêter de fumer par un traitement de substitution. Il y a bien sur d'autres techniques : psychologiques, homéopathiques, acupuncture, sport etc..
Il est tout à fait possible d'arrêter de fumer, sans aide psychologique ou sans substituts nicotiniques, par sa seule volonté. Mais quand on a échoué, quand la tache paraît difficile et qu'on est réellement motivé, on peut avoir recours à une technique de sevrage.

                                Dans un premier temps

La diminution se fait en utilisant des substitutifs nicotiniques oraux (gommes ou pastilles) ; une gomme ou une pastille à la nicotine remplace une ou deux cigarettes.
La réduction du nombre de cigarettes, se fait très progressivement, on essaie en même temps de supprimer les cigarettes "inutiles"

                               Deuxième temps

L'expérience montre que lorsque la consommation s'est réduite à sept ou huit cigarettes, lesfumeurs souhaitent souvent arrêter complètement.
On remplace alors les cigarettes et les gommes ou pastilles par des timbres (patches) dont il est facile de définir le juste dosage.
Par exemple, pour cinq cigarettes et quinze gommes, sachant que chaque cigarette apporte en moyenne 1 mg de nicotine et que le rendement (de 50 % environ) d'une gomme de 2 mg apporte 1 mg, on doit apporter 5 mg + 15 mg, soit 21 mg, ce qui correspond à un patch à 21 mg, complété à la demande par quelques gommes ou pastilles.
On diminuera ensuite progressivement la consommation de nicotine de substitution


les "tabacologues" ont imaginé un test pour mesurer l'importance de l'addiction au tabac et mieux doser le traitement substitutif à la nicotine

                           TEST DE FAGERSTRÖM
  • Combien de temps après le réveil, fumez-vous votre première cigarette ?
    moins de 5 minutes : 3 points
    6 à 30 minutes : 2 points
    31 à 60 minutes : 1 point
    après 60 minutes : 0 point
  • Trouvez-vous difficile de ne pas fumer dans les endroits interdits (ex : cinémas, bibliothèques...) ?
    Oui : 1 point
    Non : 0 point
  • Quelle cigarette trouvez-vous la plus indispensable ?
    la première matinale : 1 point
    n'importe quelle autre : 0 point
  • Combien de cigarettes fumez-vous par jour en moyenne ?
    10 ou moins : 0 point
    11 à 20 : 1 point
    21 à 30 : 2 points
    31 ou plus : 3 points
  • Fumez-vous de façon plus rapprochée dans la première heure après le réveil que pendant
    le reste de la journée ?

    oui : 1 point
    non : 0 point
  • Fumez-vous même si une maladie vous oblige à rester au lit ?
    oui : 1 point
    non : 0 point

Le niveau de dépendance à la nicotine est obtenu en ajoutant les points :
0-2 points : très bas ; 3-4 points : bas ; 5 points : moyen ; 6-7 points élevé ; 8-10 points : très élevé.

Pour un score de dépendance inférieur à 5, une personne sur deux arrête de fumer sans aide particulière, mais pour un résultat supérieur à 7, le taux de succès tombe à 10% sans aide au sevrage

 
                                  Sevrage du tabac
 
                  Conduite d'un traitement substitutif par la nicotine
Le principe du traitement est, comme nous l'avons vu plus haut, de compenser la diminution de la nicotine absorbée par le fait de fumer.
Présenté sous forme de timbres (patches), de gommes, de pastilles, de cartouches à inhaler, le traitement substitutif ne présente aucune contre-indication(d'après les spécialistes), excepté la rare allergie à la colle des patches.
Nous donnons(en simplifiant un peu) un exemple de traitement conseillé par le Pr. Lagrue (tabacologue, centre de tabacologie, hôpital Albert-Chenevier, Créteil).

La posologie des médicaments contenant la nicotine de substitution est fonction des résultats du test de Fagerström :

  • 8 à 10 : deux timbres (2 à 21 mg / 24 h ou 1 à 21 mg/24 h + 1 à 14 mg / 24 h, en fonction de la corpulence du sujet - un des deux timbres est enlevé le soir pour éviter les troubles du sommeil) ; et on complète éventuellement à la demande, par des substituts oraux.
  • 6 à 7 : un timbre à 21 mg / 24 h + des substitutifs oraux ; en cas de troubles du sommeil, enlever le timbre le soir ou utiliser le timbre 15 mg / 16h.
  • 4 à 5 : un timbre à 14 mg / 24 h ou des substitutifs oraux ; ou 10 mg / 16h.
  • < 4 à 5 : substitutifs oraux seuls.

On peut juger du résultat les jours suivants et éventuellement modifier le traitement :

Si la posologie est adaptée, on ne ressent pratiquement aucun syndrome de sevrage.
En cas d'envie subite (café, rencontre, etc.) il suffit de prendre une gomme ou une pastille.

Si la posologie est insuffisante, la nervosité (irritabilité, colères) est évidente, il y persistance de l'envie de fumer, on peut avoir des difficultés à se concentrer, l'humeur peut être dépressive ; on augmente alors la dose des substitutifs oraux.
En cas de posologie excessive, ce qui est assez rare lorsque le test de Fagerström a été fait, il n'y a aucune envie de fumer et on peut ressentir les effets d'un tabagisme excessif (nausées, sueurs, tachycardie, arythmie, lipothymie, etc.) ; on peut enlever son timbre avant de se coucher ou diminuer la dose de nicotine avalée
Il faudra bien sur baisser progressivement la quantité de nicotine de substitution.
En 3 à 6 mois le besoin de fumer aura disparu mais il faut rester vigilant une envie brutale peut survenir dans certaines circonstances.




 
                           Effets négatifs du sevrage du tabac :

Un peu d'anxiété (mais il ne faut pas passer de la dépendance tabagique à celle aux anxiolytiques)
  • Des troubles du transit : en cas de surdosage en nicotine de la diarrhée, et enfin de sevrage tendance à la constipation
  • Quelques accès de fringale

La toux et l'expectoration sont paradoxalement fréquentes à l'arrêt du tabac, ce qui peut décourager ; cela peut durer quelques semaines ; c'est lié à la reprise d'activité des cils des cellules de la muqueuse bronchique jusqu'alors plus ou moins paralysés par la nicotine, un grand nettoyage de printemps en quelque sorte.

L'association du tabac et de l'alcool est fréquente, 80% des alcoolo-dépendants le sont aussi pour le tabac.
L'arrêt de l'alcool est beaucoup moins difficile que celui du tabac, le syndrome de sevrage alcoolique ne dure en moyenne qu'une quinzaine de jours, et on commence en général par le sevrage alcoolique car le sevrage du tabac risque d'augmenter la consommation alcoolique avec survenue possible d'accidents aigus.

Le café et le tabac sont fortement liés : tous deux donnent du plaisir et se renforcent ; boire du café augmente l'envie de fumer. Pendant le sevrage du tabac on déconseille l'arrêt du café (faut pas exagérer !) et on essaie de dissocier les "gestes" café et cigarette.
Fumer du cannabis peut aussi renforcer ou accélérer la dépendance au tabac et rendre plus difficile son sevrage.







                                         RESUME

LE TABAC, LA NICOTINE ET SON SEVRAGE
Les humains adorent fumer, cela leur procure une sensation de bien-être,
cela les aide à supporter les difficultés de la vie, le stress.
Le tabac est une drogue. Fumer est dangereux pour la santé, c'est écrit sur tous les paquets de cigarettes.
Ce sont les produits de combustion de la cigarette qui sont en cause, beaucoup plus que la nicotine du tabac.
Le traitement actuel pour aider au sevrage du tabac s'appuie sur l'utilisation raisonnée de la nicotine
comme substitutif à la cigarette.



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TAMANU ou TEMANU

CALOPHYLLE CALOPHYLLUM INOPHYLLUM

CLUSIASEAE



Végétaux tropicaux-équatoriaux, les clusiaceae sont essentiellement des arbres ou des arbustes, parfois épiphytes, "étranglant" leur support et développant des racines aériennes (genre Clusia);
le plus souvent de grands arbres de la forêt humide, des littoraux marécageux ou des plages coralliennes ;


Citons : Mammea american (l'abricot pays d'Amérique),
Calophyllum brasiliense
( dans son énorme tronc on creuse de grandes pirogues, Amazonie et régions guyanaises),
Garcinia mangostana
(donnant les mangoustans, fruits délicieux originaire d'Asie tropicale).


La majorité des clusiaceae sécrètent du latex ou des exsudats (on les appelait anciennement les guttifères), certaines sont toxiques (flèches empoisonnées en Amérique du sud), beaucoup sont médicinales, mais peu ont été réellement étudiées ou évaluées en thérapeutique, malgré leur utilisation en médecine traditionnelle.

Citons par exemple : Vismya cayennensis : le bois à dartres guyanais
(dermatoses variées, chancre des leshmanioses)
Symphonia globulifera : Mani de Guyane
(cicatrisant mais puissant anticoagulant)
Rheedia sp. :
emplâtre de résine pour traiter les claquages musculaires chez les indiens Palikours de Guyane.



Le tamanu (nom vernaculaire polynésien qui paraît adopté par beaucoup pour désigner Calophyllum inophyllum) est un grand arbre originaire de l'Asie tropicale.

Il est répandu aux Indes, dans le sud-est asiatique, les îles du Pacifique sud et de l'Océan Indien.

On le trouve aussi bien sur le littoral que sur les premières pentes montagneuses.

Son tronc est épais, très crevassé, plutôt noirâtre, les feuilles assez grandes (15 à 20 cm par 8-10 cm) sont coriaces et luisantes à marge ondulée, les fleurs blanches dégagent un parfum agréable.
Les fruits, assez nombreux, souvent en grappes, sont des drupes sphériques ou légèrement ovoïdes de 30 à 40 mm de diamètre ;
la pulpe peu épaisse et comestible (verte ou jaune) recouvre une noix à coque mince qui renferme une amande (jaune crème) dont on distingue bien les deux cotylédons.

Le tamanu était un arbre sacré en Polynésie, on le plantait dans l'enceinte des "marae" (lieux sacrés); c'était un arbre rigoureusement "tabu" donc inutilisable par le commun des mortels, son bois ne pouvait servir qu'à la sculpture d'idoles, de "tiki".
Grâce à cette protection, les tamanu sont devenus très nombreux dans toutes les îles où les navigateurs polynésiens les plantèrent, à Tahiti ils formaient de magnifiques forêts. Vint la conversion au christianisme des Polynésiens, la chute des idoles et l'exploitation intensive de ces arbres au bois estimé par les charpentiers de marine, les constructeurs en tous genres, et plus récemment les artistes sculpteurs polynésiens. Les grands tamanu sont maintenant rares à Tahiti.



 
                      COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES
L'amande de tamanu fraîche contient peu d'huile extractible; par contre, après séchage prolongé et maturation des graines, on peut en extraire une huile abondante (50 à 60% du poids sec), de teinte jaune verte à vert foncé et d'odeur légèrement aromatique.

On y trouve :
  • des pigments flavonoïdes (voir lexique)
  • des dérivés de la coumarine (voir lexique): calophylollide et inophylollide
  • des terpénoïdes (voir lexique)qui lui confèrent son arôme
  • des triacylglyrérols dont la composition en acide gras est la suivante :
    acide oléique 49%
    acide linoléique 21%
    acide palmitique 15%
    acide stéarique 13%
    acides eicosanoïques 1.7%
    acide linolénique 0,3%

Cette huile non raffinée s'apparente pour certains auteurs à un baume (mais le terme est impropre), pour d'autres c'est tout simplement une huile grasse aromatique.
On lui reconnaît plusieurs propriétés médicinales :
  • un pouvoir anti-infectieux, anti-inflammatoire et cicatrisant par effet antibiotique direct et indirect par stimulation de l'activité phagocytaire des cellules du système réticulo-endothélial (macrophages).
  • un pouvoir antalgique et antinévralgique (voir lexique) par voie locale de l'huile et en injection intramusculaire profonde des esters éthyliques de l'huile
  • un pouvoir protecteur sur le système vasculaire sanguin (surtout veines et capillaires)
  • un pouvoir anti-rhumatismal par voie locale et peut-être buccale.

L'huile de tamanu est légèrement rubéfiante, elle donne une sensation de chaleur voire une légère inflammation après application sur les peaux sensibles, chez les enfants, sur le visage.
Le tamanu sécrète aussi plus ou moins spontanément une résine verte qui apparaît dans les fissures de l'écorce mais pour laquelle je n'ai pas trouvé d'information pharmacologique.



                                   UTILISATIONS

L'huile de tamanu peut donner d'excellents résultats :

en applications locales sur :
  • les plaies atones d'origine trophique : plaies variqueuses, ulcère chez les alités, ulcères tropicaux, escarre secondaire à des troubles artéritiques, troubles trophiques chez les diabétiques,
  • les brûlures non infectées qu'elles soient par caustique, eau bouillante, gaz
    enflammé ; l'huile de tamanu calme aussi la composante douloureuse de ces brûlures
  • les "coups de soleil", avec prudence et en mélangeant cette huile à d'autres par exemple : 90% huile de coco, 10% huile de tamanu
  • certains eczémas suintants quand la composante allergique n'est pas importante
  • les fissures anales, hémorroïdes thrombosées ; les effets cicatrisants et anti-inflammatoires s'ajoutent à un léger pouvoir anticoagulant pouvant prévenir d'autres thromboses
  • des dermatoses variées : herpès, éruptions, piqûres d'insectes prurigineuses avec lésions de grattage.
en friction ou massage sur :
  • les articulations douloureuses
  • les tendinites, les entorses, les douleurs musculaires (myosite, claquage)
  • peut-être pour atténuer les effets de la maladie de Dupuytren (à vérifier)

    Certains thérapeutes préconisent de limiter à 10-20% la quantité d'huile de tamanu dans l'huile de massage ou le liniment et d'éviter son emploi chez l'enfant et la femme enceinte.

D'autres utilisations plus anciennes, imprécises ou non vérifiées :
  • en injections intramusculaires profondes, les esters éthyliques de l'huile pour soulager les douleurs névralgiques chez certains lépreux (dans les années 30-40 au Fidji)
  • par voie buccale comme cicatrisant gastrique et antalgique, anti-inflammatoire (voir lexique) dans les douleurs arthrosiques et les névralgies.

On trouve assez facilement sur le marché international l'huile brute de tamanu que l'on peut utiliser comme telle ou après dilution dans d'autres huiles médicinales ou cosmétiques.
Attention, le pouvoir médicinal de l'huile de tamanu est fortement diminué (surtout la capacité a régénérer les tissus) quand l'huile est purifiée (sans résine), elle est alors incolore ou d'un jaune pâle sans odeur aromatique.



 
                                        RESUME
Un arbre vénéré à l'amande médicinale
Le tamanu est un grand arbre commun de la zone Pacifique et de l'Asie tropicale.
L'huile que l'on extrait des amandes de son fruit, un mélange de corps gras et de composés aromatiques, est un bon régénérateur des tissus, utile pour aider à cicatriser les ulcères chroniques de la peau.
C'est aussi un liniment anti-inflammatoire, un protecteur cutané soignant beaucoup de dermatoses chroniques, les brûlures, et calmant les inflammations hémorroïdaires ou les fissures anales.



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TAMARINIER ou TAMARIN

TAMARINDUS
INDICA

CAESALPINIACEAE



Originaire d'Afrique, malgré son nom, le tamarinier se rencontre à l'état sauvage dans les savanes sèches; il fut introduit il y a longtemps aux Indes puis dispersé par les Arabes et les Européens dans le reste du monde tropical et subtropical.

Ce bel arbre qui peut atteindre 20 m, possède un tronc assez court et des branches qui ont tendance à s'infléchir jusqu'au sol, le feuillage est semi-caduque, les folioles desséchés recouvrent le sol autour de l'arbre ; il n'y a généralement pas de végétation adventice.
Les fleurs zygomorphes (voir lexique) sont rougeâtres; le fruit, une gousse pendante un peu comprimée, initialement brun-vert prend la couleur rouille à maturité. L'épiderme devient cassant et à l'intérieur, la pulpe jaune-brunâtre entoure des graines (5 à 10), rouge brun à noir, lisses et brillantes.

Le tamarinier est très répandu et devient facilement subspontané, il supporte les climats arides et les sols pauvres (grâce à ses mycorhyzes (voir lexique)) et pousse aussi bien sur les atolls polynésiens, en bordure de mer, que sur les pentes montagneuses des Tropiques.
En Afrique il semble préférer les abords des grandes termitières et s'associe parfois au baobab.
On le plante fréquemment dans les jardins et les parcs, c'est un arbre qui peut vivre des siècles.


 
                      COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Toutes les parties de l'arbre sont utilisées en médecine traditionnelle, mais les pharmacopées occidentales s'intéressent essentiellement à la pulpe du fruit.

La pulpe représente 40% de la gousse, elle est riche en pectine (voir lexique) et en sucres simples (20 à 40%).
Parmi les acides organiques et les sels qu'elle renferme, l'acide tartrique et le bitartrate de potassium sont les plus importants et responsables de son pouvoir laxatif.
Certaines gousses sont douces et sucrées, d'autres sont très acides ou âcres selon les arbres et le degré de maturité.
Des composés terpéniques (voir lexique) lui donnent une légère odeur aromatique.

Les graines contiennent 65 à 70 % de polysaccharides, 15 à 20% de proteines et 3 à 5% d'une huile semiseccative. Elles sont comestibles après cuisson, bouillies ou grillées, on peut même les moudre et obtenir une farine.
Actuellement c'est plutôt une matière industrielle, une gomme (après broyage et concassage des graines préalablement chauffées) qui forme avec l'eau des solutions pseudo plastiques, visqueuses, qui trouvent un usage dans certaines industries alimentaires et non alimentaires (papeterie, textile).


                                    UTILISATIONS

La pulpe fraiche, laxatif doux, se consomme:
  • en tisane chaude ou froide: 20 g de pulpe dans un litre d'eau, ébulition suivi d'un tamisage, 2 à 3 tasses par jour
  • en confiture: exemple de proportion: 50 g de pulpe, 50 g d'eau et 125 g de sucre, réduire d'1/4 par évaporation à chaud.
L'extrait sec de tamarin entre dans la composition de nombreux phytomédicaments à visée laxative, en général associé à des composés anthracénosiques (voir lexique)(ex séné).

La pulpe de tamarin est aussi un condiment, surtout chez les anglosaxons, curry, conserve de viande ou de légume, chutney (avec des mangues) et diverses sauces.
On peut consommer les jeunes feuilles et fleurs, en salade ou en soupe. L'écorce, riche en tanins, est prescrite en décoction comme astringent (voir lexique), par ex : un morceau d'écorce de 15 cm sur 2 à 3 cm dans un litre d'eau, 1/2 heure de cuisson, 2 heures de macération.

Cette décoction très astringente peut servir :
  • en bains de bouche (gingivite, aphte)
  • en cas de troubles diarrhéiques (un verre deux fois par jour)
  • comme anti-infectieux (détersion des plaies, conjonctivite, dermatoses surinfectées)
  • pour réaliser un bain antiprurigineux chez les enfants (un litre de décoction dans 10 litres de bain)
Plus anecdotique: la décoction de racine serait aphrodisiaque (!?): 40 g de racine dans un litre d'eau, une tasse 2 à 3 fois par jour. La macération d'écorce calmerait l'asthme bronchique. L'infusion de feuilles serait hypoglycémiante (voir lexique).

 

 
Pour éviter la constipation
Le tamarinier est un grand arbre tropical qui porte des fruits-gousses à la pulpe sucrée
dont on fait une boisson rafraîchissante ou de la confiture.
Cette pulpe a des vertus laxatives douces et on l'associe avec d'autres plantes
dans des phytomédicaments à visée laxative.
L'écorce du tamarinier est astringente (pleine de tanin) et permet de controler la diarrhée
et les inflammations des muqueuses.



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THE DE JAVA

ORTHOSIPHON STAMINEUS
(= O. aristotus
= O. spicatus)

LAMIACEAE



Cet arbuste ornemental originaire du Sud-Est asiatique est cultivé en Indonésie, son nom local : "kumis kutching" rappelle son nom commun européen : moustache de chat.

Il a été introduit dans l'ensemble des pays tropicaux autant pour ses qualités décoratives que pour ses propriétés médicinales.

C'est une plante vivace aux fleurs caractéristiques blanches ou mauves avec des étamines deux fois plus longues que la corolle d'où le nom commun.


 
                     COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES
Le thé de Java renferme une quantité importante de sel de potassium (jusqu'à 3%), des diterpènes, des flavonoïdes (voir lexique), des composés phénoliques, des esters caféiques et un peu d'huile essentielle (voir lexique).
L'extrait aqueux (macération (voir lexique)) est un diurétique énergique qui augmente la diurèse aqueuse mais aussi l'élimination ionique.
Les flavonoïdes (voir lexique) isolés sont diurétiques mais l'extrait aqueux total paraît avoir un effet plus marqué.
La teinture mère (voir lexique) hydro-alcoolique abaisse le taux d'urée et d'acide urique sanguin.
Les extraits totaux de la plante seraientt également antibactériens et par ailleurs cholérétiques (voir lexique).


                                  UTILISATIONS

L'orthosiphon est utilisé pour faciliter les fonction d'élimination rénales et digestives et comme adjuvant des régimes amaigrissants.
Son usage est également conseillé pour éliminer les calculs rénaux et controler les troubles infectieux associés à la maladie lithiasique.
C'est une plante inscrite dans les pharmacopées allemande, suisse et française. On la trouve sous forme de sachet à infuser, et de préparations galéniques simples (ex teinture mère, 50 à 100 gouttes par jour), ou parfois en association avec d'autres plantes à visée diurétique.
On peut aussi préparer la macération ( mais aussi l'infusion) avec les feuilles et les sommités fleuries fraîches.
Son utilisation est très courante dans le Sud-Est Asiatique


 
                                        RESUME
Une plante diurétique et amaigrissante
Le thé de Java ou orthosiphon est un arbuste ornemental très répandu dans le sud-est asiatique
où il est connu pour ses propriétés diurétiques.
Ses feuilles et ses fleurs contiennent beaucoup de sel de potassium, de composés aromatiques et de pigments végétaux qui favorisent énergiquement l'élimination d'eau dans l'urine et permettent ainsi de "nettoyer" l'organisme, d'éliminer les micro-calculs qui peuvent exister dans les reins et les voies urinaires,
d'aider à perdre du poids.



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CURCUMA
ZEDOAIRE

CURCUMA LONGA
CURCUMA ZEDOARIA
ZINGIBERACEAE


Les plantes de la famille des zingiberaceae sont utilisées sur tous les continents, et principalement dans les régions tropico-équatoriales, pour leurs propriétés odoriférantes, culinaires (épices) et médicinales , qui sont partagées à des degrés divers par tous les genres

Les plus connus, Zingiber, Curcuma, Hydechium, proviennent de l'Eurasie mais sont cultivés ou subspontanés dans l'ensemble du monde de même pour des genres purement américains (Costus, Renealmia).
On citera aussi les genres Kaemferia, Alpinia, Ammomum, Boesenbergia.
Ce sont en général de grandes herbes sauvages, vivaces par un rhizome et préférant les lieux humides

On les cultive pour leur rhizome (curcuma, gingembre) ou comme plantes décoratives pour leurs épis floraux colorés et leurs grandes feuilles (rose de porcelaine, iris de Florence).

En médecine traditionnelle on les utilise pour traiter de nombreuses affections:
  • comme "régulateurs" des troubles génitaux féminins: antiabortif, emménagogue(voir lexique), régulateur de la menstruation,
  • comme anti-inflammatoires, antipyrétiques(voir lexique), antirhumatismaux,
  • dans les affections broncho-pulmonaires: antiasthmatiques, antitussifs et expectorants (voir lexique),
  • enfin pour traiter des troubles digestifs variés: antiémétiques, antiulcéreux, antispasmodiques et antidyspeptiques(voir lexique).

.
Le CURCUMA fait l'objet de culture importantes aux Indes, au Sri Lanka, en Indonésie, en Chine mais aussi en Caraïbe et dans certaines îles du Pacifique.
Vivace par son rhizome, le curcuma a de grandes feuilles engainantes et un épi de fleurs jaunâtres avec des bractées teintées de rose ou de pourpre.
On récolte le rhizome après dessèchement des parties aériennes, il est séché, débarrassé de ses racines et téguments écailleux.
La cassure montre l'intérieur jaune à rouge-orangé d'odeur aromatique




 
                       COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES


Riche en amidon (45 à 55%), le curcuma renferme 2 à 6% d'huile essentielle (voir lexique) et des colorants, les curcuminoïdes (jusqu'à 8%), dont le composé majoritaire est la curcumine (50 à 60%).

L'huile essentielle du jus de rhizome est antiseptique, antimicrobienne et répulsive pour les insectes.
L'activité anti-inflammatoire de la curcumine est mal expliquée: inhibition de certains enzymes, action sur la synthèse des prostaglandines ou action directe sur les granulocytes. Elle est assez nette aussi bien sur l'inflammation aiguë que chronique.


La curcumine montre un activité anti ulcérogène sur l'estomac: protection contre l'ulcère par stress ou par toxique et aussi restauration de la muqueuse gastrique sur l'ulcère provoqué.
Enfin l'extrait hydroalcoolique de rhizome est un protecteur du parenchyme hépatique (toxicité induite par le tétrachlorure de carbone).

Certains auteurs pensent que l'activité anti-inflammatoire et antihépatotoxique est due à des propriétés antyoxydantes, antiradicaux libres (voir lexique).



 
                                   UTILISATIONS
Le rhizome de curcuma en poudre est le constituant principal du "curry" alimentaire.
Frais, le rhizome exsude un jus réputé antiscorbutique, colorant en jaune les tissus (tissu de Madras) ou servant de peinture corporelle (mélangé à de l'huile de coco), enfin c'est un bon répulsif pour les moustiques.



La curcumine (poudre de rhizome ou extrait hydroalcoolique) est un colorant alimentaire atoxique et particulièrement stable (chaleur et Ph).

En Inde et en Chine on l'utilise comme anti-inflammatoire dans le traitement des rhumatismes.

On peut penser que dans le "curry", le curcuma compense en partie les effets irritants sur la muqueuse digestive des autres composants (surtout le piment).

Le curcuma entre dans la composition de nombreux phytomédicaments utilisés comme cholérétiques et cholagogues(voir lexique), dans les troubles dyspeptiques d'origine hépatique. On peut raisonnablement l'employer comme antiulcérogène et protecteur de la muqueuse gastrique.


CURCUMA XANTHORRHIZA (Temoe-lawaq), très proche botaniquement du curcuma longa est cultivé en Indonésie et s'emploie en médecine traditionnelle comme cholérétique et cholagogue.

CURCUMA ZEDOARIA (zédoaire), cette plante proche du curcuma et du gingembre possède également des propriétés stimulantes et carminatives(voir lexique) sur le tractus digestif; c'est un bon remède des colopathies avec flatulences. Par ailleurs l'huile essentielle serait antimicrobienne et antifongique.
En association avec la menthe poivrée et la cannelle, en décoction, c'est un remède des "refroidissements" et des infections virales légères.


 
                                         RESUME
Une épice qui protège l'estomac et le système hépatique et biliaire
Le rhizome de curcuma, plante tropicale très répandue renferme de l'huile essentielle et des colorants.
Cette huile possède de nombreuses propriétés médicinales, parmi les plus intéressantes :
la protection de la muqueuse de l'estomac, l'augmentation de l'activité du foie et de l'excrétion de la bile qui favorisent une bonne digestion.
Le colorant rouge orangé du curcuma est stable et non toxique



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5 conseils pour bien dormir  
 
La pratique d'un exercice physique en journée  
 
 
Pratiquer une activité physique régulière en journée est bénéfique pour le sommeil puisqu'elle favorise l'endormissement. En revanche, il est déconseillé la pratique d'un exercice physique en soirée, notamment juste avant le coucher. L'effet obtenu serait contraire.  
 
Limitez la consommation d'excitants après 15 heures.  
 
Les excitants tels que le café, le thé, le cola ou la vitamine C sont à bannir dès 15 heures car ils retardent l'endormissement et favorisent les réveils nocturnes. En outre, l'INSV déconseille de boire de l'alcool ou de fumer le soir car la nicotine est un stimulant qui retarde également l'endormissement et l'alcool encourage l'instabilité du sommeil avec des réveils nocturnes fréquents.  
 
Dinez léger et tôt  
 
Les aliments à base de glucides lents comme les pommes de terre, le riz, le pain ou les pâtes sont bénéfiques pour le sommeil car ils favorisent une meilleure régulation des apports au cours de la nuit. En revanche, les fritures et les graisses cuites sont à éviter le soir, de même que la viande rouge et les sucres rapides.  
 
Créer une bonne ambiance de sommeil  
 
La chambre doit être parfaitement aérée et présenter une température ambiante d'environ 18 degrés. L'obscurité totale est également propice au sommeil profond. Selon l'INSV, le lit doit être un espace uniquement dédié au sommeil. On évite l'ordi, la télé, les miettes de pain et de gâteau!  
 
A chacun son heure de coucher  
 
Rien ne sert de lutter. Les bâillements, les yeux qui piquent et les paupières lourdes sont les signaux d'alarme qui appellent chacun à aller se coucher. L'envie de dormir passe au bout d'une quinzaine de minutes et ne revient que 90 minutes plus tard.  
 
 
 



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MALIK EL ARNAMOUS


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                   LA GRIPPE ET SON TRAITEMENT
                   PAR LES PLANTES MEDICINALES
                    ET LES HUILES ESSENTIELLES


                          INTRODUCTION ET GENERALITES


La grippe ou plutôt les infections à virus grippaux sont très contagieuses, responsables chaque année d'épidémies voir d'une pandémie qui s'accompagnent d'un nombre important de décès et qui peuvent ralentir voire entraver la vie économique des pays touchés par ces infections saisonnières.
Il n'y a pas de traitement spécifique pour soigner ou prévenir la grippe. Néanmoins on peut limiter le nombre des cas de grippe en utilisant un vaccin (jamais complètement efficace), et on peut ralentir le développement de l'infection par le virus grippal et donc l'intensité de la maladie en utilisant des antiviraux synthétiques.

Les plantes médicinales et leurs extraits, comme les huiles essentielles, sont également fort utiles pour renforcer la défense immunitaire et donc prévenir la grippe, diminuer l'intensité de l'infection grippale ou soigner les complications de la grippe.


 
                     LES PARTICULARITES DES VIRUS GRIPPAUX
Les spécialistes des virus de la grippe humaine différencient trois types de virus influenza : A, B et C. Les virus de type B et C sont spécifiquement adaptés aux humains, ils provoquent des infections grippales qui n'ont pas le caractère épidémique des infections à virus de type A. Ces derniers sont d'origine aviaire et sont responsables de toutes les grandes épidémies de grippe.

Pourquoi cela ?
Ces virus de type A d'origine aviaire sont à l'origine les hôtes de nombreuses espèces d'oiseaux de mer (laridés) et d'oiseaux d'eau douce (comme les canards sauvages). Chez ces oiseaux l'infection, en général bien tolérée, se développe dans le tractus digestif ; les virus sont excrétés dans les matières fécales des oiseaux. A ce stade la contagion humaine est possible mais rare, par contre le porc est plus sensible que nous à ces virus provenant d'oiseaux.

L'infection du porc par les déjections d'oiseaux provoque chez lui une maladie très semblable à la grippe humaine : pas du tout de signes digestifs mais des signes d'infection respiratoire.

En passant par le porc le virus devient capable d'infecter les cellules de la muqueuse respiratoire des mammifères donc des humains.

De plus le génome à ARN relativement simple du virus de la grippe (influenza) est capable de se modifier, de se réassortir, avec celui de virus influenza très proche. C'est ce qui se passe parfois chez le porc donnant naissance à de nouveaux virus de type A au niveau antigénique, un mélange de virus d'oiseau, de porc et parfois d'humain (car le porc est sensible à la grippe humaine).

Ces nouvelles "variétés" de virus grippaux de type A sont parfois très contagieuses pour l'homme et très virulentes capables de provoquer des pandémies car les humains n'ont aucune prémunition (ou trop faible) contre ces nouveaux venus.

Cette "cuisine" génétique à souvent lieu en Asie tropicale, où canards, cochons, humains et virus influenza aviaires, porcins et humains cohabitent, voir les "grippes asiatiques" de 1957 et 1968. Mais cela peut arriver ailleurs comme on le voit avec la nouvelle grippe A H1N1 mexicaine.

Ces virus "mosaïques" inconnus de nos systèmes de défense immunitaire peuvent aussi malheureusement "s’échapper" des laboratoires civils ou militaires où on les étudie.

Les virus de la grippe ( H1N1, H1N2, H2N2...H5N1) ont besoin pour se reproduire d'adhérer aux cellules qu'ils vont infecter à l'aide d'une glycoprotéine (hémaglutinine = H1,H2,H3..) et c'est une autre protéine ( neuraminidase = N1, N2, N3 ..) qui permettra la libération des particules virales nouvellement créées. Les antiviraux synthétiques agissent sur le métabolisme de ces protéines pour enrayer l'infection par les virus de la grippe.




                            COMMENT EVOLUE LA GRIPPE ?

Les virus grippaux pénètrent l'organisme par voie muqueuse (essentiellement respiratoire mais aussi oculaire ou buccale), l'infection grippale reste silencieuse pendant une incubation de 2 à 3 jours et puis débute assez brutalement le plus souvent par un malaise général qui s'accompagne de fièvre (jusqu'à 40°), de frissons, de douleurs musculaires et articulaires et de signes d'irritation des voies respiratoires (écoulement nasal, douleurs pharyngées, toux sèche).

La guérison s'obtient dans la grande majorité des cas en 4 à 7 jours après parfois une dernière poussée de fièvre (le V grippal). La convalescence est courte et s'accompagne d'un peu de fatigue et parfois de signes d'infection bactérienne des voies respiratoires (sinusite, otite, bronchite).

Mais attention la grippe peut dans certains cas se révéler redoutable et se compliquer : chez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes (risque d'avortement et de complications pulmonaires), en général chez les malades qui ont un système immunitaire affaibli (ou qui sont géographiquement isolés) et ceux qui sont sensibles aux infections des voies respiratoires ; ce risque étant augmenté par le tabagisme ou la pollution aérienne.
Au pire des organes vitaux sont touchés : pneumonie, péricardite, méningite, insuffisance rénale et hépatique.

Le taux de mortalité de la grippe commune n'est pas très élevé (aux alentours de 0,5 pour mille ), mais le nombre de personnes infectées se comptant en millions, le chiffre des décès devient impressionnant ( ex : entre 20 et 50 000 décès officiellement dus à la grippe par an aux USA (cette variation étant fonction de la virulence de la souche virale ).

Chez certaines personnes l'infection est bénigne (petite fièvre passagère et quelques signes respiratoires) voire complètement "silencieuse", on parle alors de "porteurs sains" qui peuvent être responsables de la dispersion de la grippe dans le monde entier.





                      TRAITEMENT CLASSIQUE DE LA GRIPPE

Le traitement classique de la grippe "normale" est avant tout symptomatique : repos au lit en s'isolant pour éviter de contaminer l'entourage surtout au début de la maladie, bien boire, et éventuellement prendre un antipyrétique-antalgique (paracétamol) et un antitussif.
Les antibiotiques ne servent à rien tant qu'il n'y a pas de surinfection bactérienne ( le plus souvent à Haemophilus influenzae ou Streptococcus pneumoniae)

Le traitement spécifique fait appel aux antiviraux les plus récents qui empêchent la neuraminidase d'agir: le Zanamivir ou "RELENZA" et l'Oseltamivir ou "TAMIFLU" ; ces médicaments retardent ou atténuent le développement de l'infection grippale quand ils sont pris en tout début d'infection. Ils sont chers à produire, pas toujours efficaces et peuvent provoquer des réactions indésirables.


TRAITEMENT DE LA GRIPPE PAR LA PHYTOTHERAPIE ET L'AROMATHERAPIE 
 
Pour prévenir la grippe ou diminuer l'intensité de la maladie : extraits de fruits et de fleurs de sureau noir ( Sambucus nigra ). Pour renforcer les défenses immunitaires contre l'infection virale : les échinacées (Echinacea angustifolia, Echinacea purpurea, Echinacea pallida), les labiées des genres Thymus, Rosmarinus, Lavandula, et aussi Andrographis paniculata (cette plante ne possède pas de nom commun en Français) et les extraits de Thuya (proscrits chez les femmes enceintes).
Pour combattre l'infection virale et les surinfections bactériennes, les huiles essentielles :
  • De myrtacées à cinéole (eucalyptol) : eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus à 1,8 cinéole), eucalyptus radié (Eucalyptus radiatus à 1,8 cinéole),niaouli (Melaleuca quinquenervia à 1,8 cinéole).
  • De myrtacée à terpinène :arbre à thé d'Australie ou tea-tree (Melaleuca alternifolia à terpinène-4-ol et gamma terpinene).
  • De cannelier : cannelier de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum (verum)) et cannelier de Chine (Cinnamomum cassia ) à cinnalmaldéhyde.
  • ravintsara : Cinnamomum camphora à 1,8 cinéole et terpinéol.
  • De labiées : lavande aspic (Lavandula spica à 1,8 cinéole et linalol), thym à feuille de sarriette (Thymus satureioides à bornéol et thymol-carvacrol) et thym commun (Thymus vulgaris à thymol-carvacrol), sarriette des montagnes (Satureja montana à thymol-carvacrol).


Beaucoup d'autres plantes médicinales sont utiles pour atténuer la fièvre ou les conséquences de l'infection par le virus grippal.
Dans les pays tempérés citons : la bourrache (Borrago officinalis), ou le bouillon blanc (Verbascum thapsus)
Dans les pays tropicaux ou sub tropicaux : les lantana (Lantana camara, L. involucrata) et d'autres verbenacées voisines comme Lippia alba, les basilic (Ocimum sp.), le chardon béni des Antilles (Eryngium foetidum) et aussi l'écorce et les feuilles de Guazuma ulmifolia ("bois d'orme" en créole) en Amérique du sud et aux Antilles.
On ne négligera pas aussi l'effet bénéfique de la vitamine C des agrumes (citrons, oranges).


                       LE SUREAU NOIR SAMBUCUS NIGRA

Le sureau est une plante aux nombreuses propriétés médicinales ; on connaît depuis longtemps sa capacité à combattre les infections virales des voies respiratoires. Il semblerait d'après les travaux d'une équipe israélienne que des extraits de fruits et de fleurs de sureau soient capables de diminuer de moitié la durée de la grippe quand ils sont pris avant l'infection ou au tout début de celle-ci. Ces extraits, commercialisés sous le nom de " sambucol", agiraient un peu à la manière de certains antiviraux de synthèse.

Posologie

  • Sambucol : se conformer à la documentation du médicament contenant des extraits à 38% de Sambucus nigra
  • Fruits de sureau : sous forme de jus, de sirop ou de confiture : une cuillerée à café plusieurs fois par jour en préventif et curatif, effet laxatif à trop forte dose
  • Fleurs de sureau avec ou sans fruits de sureau séchés : 20 à 25 g dans un litre d'eau bouillante, infusion 10 minutes à consommer dans la journée. Ne pas oublier que cette tisane possède un effet diurétique.






                   LES ECHINACEES ECHINACEA ANGUSTIFOLIA,
                               ECHINACEA PURPUREA,
                                ECHINACEA PALLIDA,

Ces plantes des grandes plaines nord-américaines mais que l'on cultive très bien en Europe (le plus souvent comme plantes décoratives) sont utilisées depuis longtemps, à l'instigation des chercheurs allemands, pour renforcer l'immunité et mieux lutter contre les infections tant virales que bactériennes.
De nombreuses études cliniques et méta-analyses semblent conforter cette idée avec tout de même quelques bémols : les extraits d'Echinacea (racines ou parties aériennes selon les espèces) renforcent l'immunité des gens moyennement immunodéprimés mais n'augmentent pas significativement celle des bien portants, et le traitement doit être relativement court (quelques semaines) sans quoi un effet inverse peut s'observer.

Posologie
Il est recommandé de prendre l'équivalent d'un gramme de plante sèche 2 à 3 fois par jour pendant quelques jours (dose de charge) puis seulement 1g par jour

  • sous forme de tisane
  • sous forme de plante en poudre (en gélules)
  • sous forme de préparation en pharmacie parfois associé à d'autres plantes immunostimulantes
  • sous forme de teinture alcoolique, concentrée au 1/5 , de plante sèche entière( E. angustifolia) ou de racine : 30 à 100 gouttes par jour


Certaines personnes peuvent être allergiques aux échinacées




       LES LABIEES DES GENRES THYMUS SP, ROSMARINUS SP, OCIMUM SP.

Ces plantes "méditerranéennes" mais que l'on trouve maintenant dans le monde entier, sont utiles pour prévenir les infections virales et bactériennes.
Leur contenu en acides-phénol, phénols et flavonoïdes semble être à l'origine de ce pouvoir immunostimulant plus que la présence d'huiles essentielles.

Posologie

  • Tisane régulière une ou deux fois par jour d'une labiée ou d'un mélange des parties aériennes fleuries de plusieurs espèces.
  • Ajout régulier de ces plantes dans la nourriture
  • Teinture-mère de ces plantes en mélange égal 40 gouttes deux à trois fois par jour(on peut aussi ajouter la teinture mère de lavande aspic ou officinale)



                               ANDROGRAPHIS PANICULATA

Cette plante originaire d'Asie ( et maintenant cultivée) est d'utilisation très courante en Indes, Asie du sud est et Chine.
Souvent considérée comme une panacée, elle est surtout intéressante pour prévenir les infections respiratoires d'origine virale et comme traitement adjuvant des infections respiratoires virales et bactériennes ainsi que des infections urinaires.

Posologie

  • Plante sèche en poudre 1 à 2 g par jour.
  • Extrait standardisé en andrographolide (30 à 40%) 150-200 mg par jour.
  • Il existe aussi des préparations toutes faites d'Andrographis avec d'autres plantes à visée antibactérienne-antivirale.
  • On peut aussi utiliser la tisane de plante fraîche ou sèche.

                               LES HUILES ESSENTIELLES

Leur mode d'action dans l'évolution de l'infection grippale n'est pas très bien connu mais il semble :
  • qu'elles agissent directement par leur pouvoir antibactérien et antiviral,
  • en augmentant la réponse immunitaire cellulaire ( lymphocytes, monocytes)
  • en "excitant" les cellules de la muqueuse bronchique qui accélèrent les mouvements de leurs cils chargés d'évacuer le mucus et tout ce qu'il contient (poussières, cellules mortes) nettoyant ainsi les voies respiratoires et facilitant l'expectoration.

Il faut les utiliser avec beaucoup de précautions chez l'enfant de moins de 6 ans dont le système neurologique est immature à cause du risque de convulsion surtout quand la fièvre est élevée et chez la femme enceinte.
Posologie
( voir aussi les articles du site Phytomania sur les huiles essentielles et sur les infections respiratoires)

On associera plusieurs huiles essentielles ( une huile essentielle à cinéole et une autre à thymol-carvacrol ou cinnamaldéhyde ou terpinéol) :

  • eucalyptus + thym
  • ou niouli + ravintsara (cette huile essentielle peut être adultérée ou mal étiquetée)
  • ou eucalyptus + cannelier


2 gouttes du mélange deux à trois fois par jour (dans du lait concentré, sur du pain, dans du miel ou dans un peu d'huile végétale).

Pour ceux qui ont l'estomac fragile : appliquer les gouttes sur le haut du thorax en essayant d'abord avec une goutte pour tester la sensibilité cutanée.

En cas d'épidémie, on peut tenter de prévenir l'infection virale en commençant un traitement par les huiles essentielles et une des plantes médicinales déjà citées avant que la grippe ne se déclare.


 
                              DANS LES PAYS TROPICAUX


Dans les pays au climat chaud la grippe évolue rarement en grande épidémie sauf quand il s'agit d'une infection dont le virus, d'origine aviaire et porcin, est très contagieux ou virulent (grippe espagnole de 1918 ou peut être cette grippe mexicaine 2009)
Néanmoins les infections à virus influenza A et B ne sont pas rares.

On peut préconiser l'utilisation des huiles essentielles déjà citées ou directement des infusions courtes des plantes fraîches dont on extrait ces huiles essentielles quand on les trouve sur place (eucalyptus, niaouli, teatree, ravintsara, cannelier).
Les infusions de feuilles de Lantana sp, de Lippia sp et d'Ocimum sp sont également intéressantes pour faire baisser la fièvre et diminuer le temps de la maladie. Quand la plante est abondante on peut préconiser un bain aromatique surtout chez les enfants ( verser un litre d'infusion dans le bain, ou directement une ou deux poignées de plante fraîche dans l'eau très chaude du bain qu'on laisse ensuite tiédir).
Enfin rappelons l’intérêt des plantes tropicales : Andrographis paniculata (en Asie), de Guazuma ulmifolia ou "bois d'orme" (en Amérique tropicale) et dans une moindre mesure d’Eryngium foetidum (Antilles et Amérique centrale) dans la prévention et le traitement des infections virales respiratoires dont la grippe.






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        bjr a tous... il a raison frere kais l.arganier se trouve en grande quantitè dans la region de tindouf ...et les gens de la region connaisse son utilitè ...et comme tous nos richesses  sont ignorèes ...il prefere  l.importè ... c.est regrettable....                                                                                                



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OBESITE, SURPOIDS ET PLANTES MEDICINALES ( I ) 
 Première partie : l'épidémie mondiale d'obésité, physiologie du surpoids, conséquences de l'Obésité  
Deuxième partie :traitement classique de l'obésité et du surpoids, plantes médicinales et obésité 
 Troisième partie :obésité et plantes médicinales, comment maigrir durablement grâce à la phytothérapie ?  


 
OBESITE, UNE EPIDEMIE MONDIALE  

 
Selon l’International Obesity Task Force, aux alentours de 2006, le monde comptait environ 300 millions d’obèses et peut-être 800 millions de personnes en surpoids.
D'autres études épidémiologiques évaluent à 1 milliard 500 millions les personnes en surpoids dans le monde. On estime donc qu '1/4 à 1/5 de la population mondiale est trop grosse ! Aux Etats-Unis, où le problème de l'obésité est plus étudié que nulle part ailleurs, les autorités sanitaires estiment qu'en moyenne 33% des hommes, 36% des femmes, 12% des adolescents et 14% des enfants présentent un sérieux excès de poids. En France environ 25% des femmes et 18% des hommes sont trop gros.

Mais la répartition des personnes en surpoids ou obèses à l'intérieur du pays et entre les classes d'âges est très inégale. Quelques exemples en France : il y aurait 16,5% de gens en surpoids en Basse Normandie contre 32,7% en Alsace. Si l'on se réfère à l'âge, en moyenne, 1,7% des enfants de 6 ans seraient trop gros, 6,5 % à 14 ans et 20% des adultes devraient maigrir.

Si en France une personne sur dix est réellement obèse, en Polynésie (Tahiti, Wallis et Futuna) 70% des habitants ont un surpoids important.

L'augmentation de l'obésité infantile est un phénomène préoccupant surtout quand on sait qu'un enfant obèse deviendra probablement un adulte obèse. En France une étude récente sur des enfants de 10 mois et de 8 ans a montré qu'au lieu du pourcentage prévisible d'obèse de 3% on en trouvait 10% ! Une augmentation du nombre d'enfants obèses, semblable sinon plus importante, s'observe dans la majorité des pays développés. Seule la Finlande a réussi semble-t-il à enrayer cette épidémie d'obésité infantile.

 
 

L’obésité est un phénomène mondial, elle augmente partout dans le monde à un rythme étonnant mais c'est une épidémie récente (des 30 dernières années). Les pays en développement, où obésité et dénutrition coexistent, sont également touchés. Dans certains de ces pays nouvellement industrialisés les autorités sanitaires doivent parfois faire face à la fois à une épidémie d'obésité et à une augmentation de la dénutrition d'une partie de la population. L'obésité commune est une maladie multifactorielle, son traitement repose en premier lieu sur la modification des habitudes alimentaires avec souvent une restriction alimentaire, un régime, un changement de comportement, mais il se solde souvent par un échec.
Les plantes ou les extraits de plantes peuvent aider à maigrir, à consolider une perte de poids difficilement acquise et à lutter contre les complications de l'obésité et du surpoids.
 
 
DEFINITIONS ET MESURE DU SURPOIDS ET DE L'OBESITE  

 
Selon l'OMS (organisation mondiale de la santé) qui étudie aussi bien l'obésité que la dénutrition, l’obésité peut être simplement définie comme la maladie au cours de laquelle un excédent de masse grasse s’est accumulé jusqu’à avoir des effets indésirables sur la santé.
Toutefois, la quantité de graisse en excès, sa répartition dans l’organisme et les troubles de la santé qui lui sont associés montrent des variations considérables d’un sujet obèse à l’autre.
En moyenne, l'homme "normal" possède 10 à 15% de graisse (on parle donc d'obésité quand cette masse est supérieure à 15%), chez la femme "normale", il y a 20 à 25% de masse grasse (obésité = supérieure à 25%).
Il y a plusieurs façons d'estimer le pourcentage de masse grasse. Chez l'adulte, un moyen simple et assez universel, est d'estimer l'indice de corpulence (ou indice de masse corporelle) avec deux mesures très faciles à obtenir, le poids et la taille.

L'indice de masse corporelle (IMC) est égal au rapport du poids sur le carré de la taille : (P/T² : P = poids en kg, T = la taille en m).
Un IMC inférieur à 18.5 signifie qu'on est trop maigre.
On est trop gros quand l'IMC est supérieur à 25 chez l'homme et 27 chez la femme.
On est obèse quand l'IMC est supérieur à 30 dans les deux sexes.
L'obésité est grave (morbide) quand l'IMC est supérieur à 40.
Prenons un exemple : pour une taille d' 1,75 m et un poids de 67 kg, l'IMC = 67 / 1,75 x 1,75 = 21,8 ;
le poids est parfaitement normal.
Autre exemple : pour une taille d'1,75 et un poids de 85 kg, l'IMC = 85 / 1,75 x 1,75 = 27 ;
le poids est trop élevé.
Cet indice a des points de faiblesse et doit être "interprété", entre autres en fonction de l'âge, de l'origine ethnique et de la musculature du sujet. Une personne très musclée, et avec une puissante charpente osseuse, pourra avoir un IMC élevé sans réelle surcharge pondérale. Le pourcentage de masse grasse augmente physiologiquement avec l’âge jusqu'à 60-65 ans, on doit en tenir compte pour estimer le degré d'obésité ou de surpoids. Pour illustrer les différences entre ethnies : pour un même poids on remarque le plus souvent qu'un polynésien possède un pourcentage inférieur de graisse qu'un européen. Par contre un Aborigène d’Australie (grand et mince) peut être considéré en surpoids pour un indice de masse corporel égal à 22-23, soit un indice normal pour un européen. L'indice de masse corporelle n'est pas utilisable chez l'enfant. Il faut se référer à des tables de croissance pour évaluer l'existence ou non d'un surpoids ou d'une obésité infantile.
 
 
QUELLES SONT LES DIFFERENTS TYPES D'OBESITE DE L'ADULTE ?  

 
La graisse se répartit de différente façon dans l'organisme. Il est assez important de déterminer cette répartition de la graisse, car l'impact sur la santé n'est pas le même selon la localisation du surpoids. Dans l'obésité ou le surpoids de type féminin (gynoïde), l’excès de graisse se situe au niveau des hanches, des fesses et des jambes. Dans l'obésité ou le surpoids de type masculin (androïde), l'excès de graisse se situe au niveau des organes abdominaux, sur la paroi abdominale et parfois sur le haut du dos. Il y a aussi des types mixtes, surtout quand l'obésité est très importante.
Cette classification est un peu simpliste et ne reflète pas la variété des types humains. Néanmoins, on estime que l'obésité de type féminin n'est pas aussi grave que celle de type masculin. Ce dernier type d'obésité s'accompagne plus souvent de troubles métaboliques sérieux : diabète de type II avec apparition d'une résistance à l'insuline, troubles des lipides sanguins (cholestérol et triglycérides) et troubles cardio-vasculaires associés, risque accru de cancers.
Les kilos de trop, ceux qui sont potentiellement dangereux pour la santé, sont essentiellement localisés au niveau de la ceinture et cachés dans les organes abdominaux. La mesure du tour de taille est un moyen simple et pratique qui permet de savoir si la surcharge graisseuse se situe au niveau de l'abdomen. Il y a danger quand le tour de taille atteint et dépasse 1 mètre pour les hommes et 95 cm pour les femmes. La encore, on doit "interpréter" cette mesure en fonction de la taille de la personne.
 
 
POURQUOI ET COMMENT GROSSIT-ON ? COMMENT DEVIENT-ON OBESE?
POURQUOI EST-IL SI DIFFICILE DE MAIGRIR ?
 

 
La possibilité de grossir est un legs des temps anciens, quand nos ancêtres "des cavernes" devaient absolument stocker le maximum de nourriture quand elle était disponible. Le mieux étant bien sur de la conserver sur soi disponible à tout moment.
Cette capacité à emmagasiner de la graisse et à l'utiliser secondairement a permis à l'humanité de survivre malgré les famines récurrentes. Dans certaines populations, il y a même eu sélection des plus aptes à faire du gras comme par exemple chez les Polynésiens (Maoris). En effet, les variations climatiques dans la région du Pacifique (nino, nina, cyclones) provoquaient dans ces îles très isolées des famines qui pouvaient durer de nombreuses semaines ou mois. Aujourd'hui, avec la diminution du travail physique, l'abondance alimentaire et la diminution des besoins énergétiques, cet "avantage" génétique devient négatif, il favorise l'apparition de l'obésité.
 
 

Les spécialistes estiment que l'obésité est en moyenne pour 25 à 30 % des cas en partie génétique et pour le reste lié au comportement alimentaire et physique : quand les deux parents sont normaux ou maigres, le risque de devenir gros à son tour à l'âge adulte est inférieur à 10%. Quand l'un des deux parents est gros, ce risque atteint environ 40% et atteint 80%, si les deux le sont.

On grossit principalement parce qu'on absorbe plus de calories (sous forme d'aliments) qu'on en utilise. Il y a déséquilibre entre l'apport alimentaire et la dépense énergétique globale. Rappelons que l'accumulation des corps gras dans les cellules graisseuses (adipocytes) est quelque chose de tout à fait normal, quotidien.
Plusieurs mécanismes physiologiques permettent de transformer ce qu'on mange en corps gras, immédiatement stockable dans le tissu graisseux sous forme de triglycérides. Ces corps gras stockés seront utilisés à la demande à l'occasion d'un effort prolongé ou pendant une période de jeune par exemple.
C'est l'augmentation du nombre d'adipocytes, leur hypertrophie et le dérèglement de leur activité qui provoque l'accumulation de la graisse jusqu'à l'obésité morbide.

On sait que le poids "moyen" est un paramètre remarquablement stable au cours de la vie adulte. On grossit durablement quand le déséquilibre alimentaire-énergétique est chronique et modifie à la fois le nombre de cellules graisseuses(augmentation) et leur régulation ; les mécanismes physiologiques qui maintenaient le poids presque constant sont déréglés, on prend du poids inexorablement. Ce surpoids se stabilisera sans doute mais à un niveau supérieur.
On grossit durablement quand les cellules graisseuses accumulent les triglycérides (corps gras) mais ne "savent" plus les libérer quand l'organisme en a besoin. S'ajoutent à ce déséquilibre énergétique lié à l'alimentation, des raisons hormonales (puberté, grossesse, perturbation endocrine lié au stress chronique), une moins bonne régulation du métabolisme des glucides et des lipides liée au vieillissement (on grossit en vieillissant), des raisons diététiques (alimentation trop riche en graisse immédiatement stockée dans les adipocytes et alimentation artificiellement riche en saccharose et en fructose), et peut-être un environnement et une alimentation pollués par des pesticides ou des adultérants alimentaires (colorants, modificateur du goût, arômes) qui modifient insidieusement notre métabolisme, dès l'enfance.

On connaît un peu mieux la régulation de la masse grasse. Le centre directeur se situe à la base du cerveau (l'hypothalamus) où de nombreux signaux sont intégrés, principalement :
 
  • des signaux provenant du tissu adipeux lui-même où il y a sécrétion d'une hormone, la leptine, qui régule notre appétit et peut-être notre dépense énergétique.
  • des signaux provenant d’hormones synthétisées au niveau du pancréas (insuline et glucagon), et au niveau gastro-intestinal.
  • enfin les peptides centraux, en particulier le neuropeptide Y : cette protéine est l'une des nombreuses hormones qui régissent le comportement alimentaire. Produite en excès chez les souris obèses, elle est associée à une prise d'aliment plus fréquente et à une augmentation parallèle du tissu graisseux.
 
Quand la régulation du poids est perturbée, que l'on grossit, jusqu'à l'obésité, il n'est pas du tout facile de revenir à son poids antérieur. En suivant un régime et en augmentant la dépense énergétique (activité physique), on maigrira, évidemment, mais les signaux en provenance du tissu adipeux (même en partie vidé de sa graisse) et du centre de la régulation du poids iront tous dans le même sens : regagner le poids si difficilement perdu pour retrouver presque exactement le poids précédant le régime.  
 
QUELS SONT LES DANGERS POUR LA SANTE DE L'OBESITE OU DU SURPOIDS ?  

 
La santé est profondément et durablement altérée par une augmentation importante et prolongée de la masse grasse.  
complications mécaniques : la surcharge permanente du poids entraîne une "usure" prématurée des articulations (arthrose), une augmentation du risque de fracture osseuse, un essoufflement qui peut devenir permanent et une augmentation du travail cardiaque.  
complications métaboliques : le surpoids durable modifie profondément la régulation des lipides et des glucides pour aboutir à ce que les physiologistes appellent le "syndrome métabolique" qui associe : augmentation du poids et augmentation du tour de taille à une élévation de la tension artérielle, une élévation de la glycémie et une anomalie des lipides sanguins (triglycérides et cholestérol). Au centre de ce syndrome il y a l' "insulinorésistance" : l'incapacité des tissus normalement sensibles à cette hormone à répondre de façon normale à l'action de l'insuline. Une explication de ce phénomène pathologique dépasse le cadre de cette page Internet. Cette résistance des tissus cibles à l'insuline peut s'accompagner assez rapidement d'un épuisement des cellules pancréatiques qui sécrètent l'insuline avec pour conséquence un diabète grave.
L'insulino-résistance s'accompagne aussi d'une anomalie des triglycérides et du cholestérol sanguin et de phénomènes inflammatoires qui favorisent l'athérosclérose (troubles cardio-vasculaires et hypertension, altérations des reins).
 
augmentation des cancers : les études épidémiologiques comfirment l'augmentation des cancers hormonodépendants chez les personnes en surpoids ou obèses : cancers génitaux et du sein chez la femme, cancer de la prostate chez l'homme.  
perturbation de la vie sociale et professionnelle, troubles psychologiques : l'obésité fut admirée voire vénérée mais elle ne l'est plus sauf exceptions comme dans certains pays arabes. Cette "épidémie" mondiale de l'obésité est un fait de société, elle correspond à une modification importante de notre façon de manger, de nous mouvoir, de nous chauffer, de vivre en général. Les nutritionnistes et les épidémiologistes sont d'accord : il faut faire de la prévention, empêcher que le surpoids s'installe. L'obésité est difficile à combattre. Il existe néanmoins des moyens pour limiter l'excès de poids et les complications qui l'accompagnent.  



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                              OBESITE ET SURPOIDS : (II)
                     TRAITEMENTS CLASSIQUES DE L'OBESITE,
                         PLANTES MEDICINALES ET OBESITE





                                    Première partie :
    l'épidémie mondiale d'obésité, physiologie du surpoids, conséquences de l'obésité 
 
                                     Deuxième partie :
     traitement classique de l'obésité et du surpoids, plantes médicinales et obésité 
 
                                    Troisième partie :
 obésité et plantes médicinales, comment maigrir durablement grâce à la phytothérapie ?




L'obésité et le surpoids sont liés à l'existence d'un déséquilibre énergétique : on mange trop, trop gras, trop sucré, alors que notre activité physique et donc nos besoins énergétiques ont diminué.
Pour lutter contre l'obésité et le surpoids, il faut donc en tout premier lieu limiter l'apport calorique en suivant un régime alimentaire et augmenter la dépense calorique (thermogenèse, activité physique). Pour maigrir plus facilement ou plus vite on peut utiliser des médicaments synthétiques, des plantes médicinales ou des extraits de plantes qui coupent l'appétit, qui freinent l'absorption intestinale, qui augmentent la thermogenèse (brûle-graisse). En tout dernier lieu on peut avoir recours à la chirurgie qui modifiera le système digestif de façon à limiter l'absorption ou la prise des aliments.

                                        MISE EN GARDE


Maigrir, lutter contre l'obésité et le surpoids sont la préoccupation de millions de personnes. Il est tentant pour certains de profiter de cette situation pour proposer des solutions miracles, des médicaments qui font maigrir sans aucun effort ou des cocktails de plantes aux noms exotiques dont les effets secondaires ne sont pas toujours bien connus et dont l'efficacité n'est pas toujours convaincante. Donc bien se renseigner, prendre conseil avant de se lancer dans un traitement "nouveau" et dont la publicité est alléchante.


 


                    TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS :
                   REGIME HYPOCALORIQUE ET EXERCICE PHYSIQUE,
                            RAPPEL DES PRINCIPES DE BASE



On sait maintenant que pour obtenir une chute de poids durable, le traitement amaigrissant doit entraîner une baisse régulière mais modeste du poids, pas plus de 2 kg par mois. Une perte rapide et massive de poids entraîne une adaptation du métabolisme qui rend plus difficile la conduite ultérieure du régime amaigrissant et s'accompagne, quand on abandonne ce régime drastique, d'un phénomène de rebond faisant regagner une grande partie du poids perdu.

Le régime hypocalorique ne doit pas descendre en-dessous de 1200-1500 cal par jour selon la taille de la personne et son activité journalière et doit comporter un apport en vitamines et acides gras indispensables.

Ce dont il faut se méfier et ce auquel il faut penser :
  • L'excès d'aliments lipidiques(aliments contenant beaucoup ou exclusivement des corps gras) : ce sont les premiers qu'il faut drastiquement limiter, ils sont plein de calories et ne coupent pas l'appétit.
  • L'excès d'apport en sucres rapidement assimilables (sucres rapides) notamment ceux cachés à l'intérieur des boissons artificiellement sucrées, jus de fruits et sodas (ces boissons sont une des premières causes de prise de poids chez les enfants).
  • L'excès d'alcool (riche en calories).
  • Ne pas diminuer l'apport en protéines mais se méfier des lipides "cachés" dans les viandes grasses et certains poissons.
  • L'absence d'un petit déjeuner substantiel et la présence d'un dîner plein de calories : bien manger le soir fait grossir ( la chrono-obésité ou comment les musulmans prennent du poids à l'occasion du ramadan).
  • Combattre le grignotage (chips ou cacahuètes devant la TV) mais fractionner les repas (le corps sécrète moins d'insuline à l'occasion d'un petit repas et stocke donc moins de graisse).
  • Combattre les impulsions à manger en dehors des heures habituelles de repas (notamment la nuit).

Il faut dépenser des calories par l'exercice physique : marche, gymnastique, jardinage, sport etc.. Une activité régulière et "modérée" donne un meilleur résultat qu'un exercice intense mais court. Un exercice régulier avec quelques moments plus intenses permet d'augmenter la masse musculaire qui à son tour augmente l'énergie dissipée et permet de stocker plus de glycogène dans les muscles. L'arthrose induite par l'augmentation du poids peut être un facteur limitant la reprise d'une activité physique soutenue.


                   TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS :
                         LES MEDICAMENTS DE SYNTHESE


Un journal médical titrait en 2007 : "Les maigres résultats des traitements contre l’obésité et le surpoids" en se référant aux médicaments actuellement disponibles contre l'obésité.
Nous citerons 3 types de médicaments anti-obésité actuellement à la mode : la Sibutramine, l'Orlistat, le Rimonabant.
Toutes les études faites sur ces molécules ont été subventionnées par l'industrie pharmaceutique, aussi bien les études prouvant leur efficacité que les enquêtes étudiant les risques qu'ils induisent.

  • Sibutramine (Reductil®) agirait en limitant l'appétit et en augmentant la thermogenèse. Le fabricant recommande une durée maximum d'un an de traitement, en raison des effets secondaires du médicament (augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque).
  • Orlistat (Xenical®) agirait en limitant la digestion et l’absorption intestinale des lipides (graisses). D'après les études publiées, il faut au moins deux ans de traitement pour obtenir une réduction du poids statistiquement mesurable. Comme les corps gras ne sont pas digérés, on les retrouve dans les matières fécales, ce qui peut provoquer des diarrhées graisseuses plutôt désagréables.
  • Rimonabant (Acomplia®), le dernier en date, agirait en bloquant sélectivement des récepteurs neurologiques (cannabinoides), ce faisant il perturberait la régulation de l'absorption et le métabolisme des lipides et des glucides. La encore il faut au moins deux ans de traitement et les effets secondaires de ce médicament ne sont pas encore bien connus.

 TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS PAR LES PLANTES MEDICINALES


Rappel : les plantes médicinales ou les extraits de plantes ne sont pas capables, seuls, de faire maigrir durablement. Il faut absolument associer ces phytomédicaments à un régime hypocalorique et à une augmentation de l'activité physique.
Nous donnons ci-dessous une classification simplifiée puis nous détaillons dans la page suivante certaines plantes médicinales utiles dans le traitement du surpoids ou de ses complications.
Certaines plantes médicinales peuvent agir de plusieurs façons, à plusieurs niveaux.

Traitement de l'obésité et du surpoids : plantes médicinales anorexigènes pour couper l'appétit ou la faim : Hoodia, eucalyptus, laurier sauce, coca, catharanthus, phyllantus niruri, orthosiphon, algues, caroube, konjac


 
Traitement de l'obésité et du surpoids : plantes médicinales qui augmentent la thermogenèse (brule-graisse) : fucus et algues marines, thé vert, maté, guarana, coleus, garcinia, ephedra( ma huang),

Traitement de l'obésité et du surpoids : plantes à inuline qui limitent l'absorption intestinale des glucides : yacon, topinambour

Traitement de l'obésité et du surpoids : plantes sucrantes mais sans sucre : Stevia ou herbe sucrée du Paraguay, Rubus suavissimus ou ronce sucrée de Chine.

Traitement de l'obésité et du surpoids : plantes qui augmentent l'activité hépatique, plantes dépuratives : pissenlit, artichaut, romarin, chardon marie, curcuma, hercampuri (gentianella)

Traitement des complications de l'obésité par les plantes médicinales : plantes et diabète, plantes et troubles du cholestérol : voir la rubrique thérapeutique, ainsi que le Lagerstroemia (banaba)

Traitement de l'obésité et du surpoids : plantes médicinales "calmantes" adjuvantes du régime hypocalorique : le millepertuis (Hypericum), le pavot de californie (Eschscholtzia), la valériane   
( Valeriana), le tilleul (Tilia)









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OBESITE, SURPOIDS ET PLANTES MEDICINALES (III)

 


 
Première partie :  
l'épidémie mondiale d'obésité, physiologie du surpoids, conséquences de l'obésité 
     
Deuxième partie :  
traitement classique de l'obésité et du surpoids, plantes médicinales et obésité   
  
Troisième partie :  
obésité et plantes médicinales, comment maigrir durablement grâce à la phytothérapie ? 
  


 
TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS : PLANTES MEDICINALES ANOREXIGENES POUR COUPER L'APPETIT OU LA FAIM  
HOODIA  
 
 
Plusieurs espèces de Hoodia, des plantes grasses de la famille des apocynacées, sont peut-être en passe de révolutionner le traitement de l'obésité. Les Hoodia sont traditionnellement utilisés par l'ethnie SAN d’Afrique du sud et d'autres tribus de Namibie et du Botswana pour couper l'appétit et la soif des chasseurs qui partent pour de longues marches, et soigner des troubles divers.
Les espèces les plus intéressantes sont Hoodia gordonii et Hoodia pilifera.
Les premières études confirment le pouvoir coupe-faim d'extraits de Hoodia et les composés en cause sont déjà déterminés. Actuellement la société Unilever est chargée de la commercialisation du Hoodia associée à la société anglaise Phytopharm.
Le Hoodia pose plusieurs problèmes : C'est une plante du désert qui pousse très lentement, elle sera bien vite surexploitée et sa culture n'est pas simple. C'est une plante qui logiquement appartient aux peuples qui ont découvert ses propriétés. On trouve déjà des extraits de Hoodia sur Internet, mais la quantité de produit actif est souvent insuffisante et beaucoup d'autorités interdisent son commerce car c'est une plante "protégée".
L'extrait de Hoodia est réservé aux adultes et déconseillé aux femmes enceintes en attendant des essais cliniques complets.
 
 
EUCALYPTUS GLOBULUS ET RADIATUS, LAURUS NOBILIS  
 
Chez beaucoup de gens, l'infusion d'eucalytus (à cinéole) ou de laurier sauce, coupe l'appétit. L'huile essentielle est moins efficace.
L'eucalyptus est utile en cas de diabète léger de type 2.
On peut boire ces infusions (sans sucre) à n'importe quel moment de la journée, mais 1/2 heure avant le repas semble le plus efficace ; Attention, chez certaines personnes, ces plantes peuvent être au contraire apéritives.
Une cuillerée à café de feuilles sèches brisées dans une tasse d'eau très chaude, 10 minutes d'infusion, 2 ou 3 fois par jour
 
 
ERYTHROXYLUM COCA  
 
La feuille de coca n'est bien sur pas facile à trouver en dehors des pays andins où on l'achète facilement sur les marchés ou en infusettes (mate de coca). La feuille entière est plus efficace, consommée de façon traditionnelle.
C'est un très bon coupe-faim qui possède en plus des vertus anti-diabétiques et sans doute aussi un effet "brûle -graisse".
 
 
CATHARANTHUS ROSEUS  
 
Cette petite plante décorative d'origine tropicale est très répandue dans les pays chauds, elle est annuelle dans les pays à hivers froids.
La pervenche de Madagascar, Catharantus roseus est surtout connue pour les alcaloïdes anticancéreux qu'elle contient (vinblastine, vincristine). L'infusion de pervenche de Madagascar est un remède classique du diabète "gras" (= de type 2) dans toute la région antillaise. L'action antidiabètique et amaigrissante est sans doute la conséquence du pouvoir anorexique de cette infusion qui contient pas mal d'alcaloïdes.
15 à 20 g de feuilles (une petite poignée) dans un litre d'eau très chaude, 10 minutes d'infusion, filtrer, à consommer en 1 à 2 jours, conserver au froid.
Une semaine de cure, une semaine de repos. Arrêter en cas de troubles adverses : digestifs ou urinaires.
 
 
PHYLLANTUS NIRURI, ORTHOSIPHON STAMINEUS 
  
Ces deux plantes sont des diurétiques. On sait qu'un diurétique ne sert pas à maigrir, il peut même entraîner un déséquilibre électrolytique, pris n'importe comment et de façon prolongée.
Néanmoins ces deux plantes diurétiques agissent aussi sur l'appétit (phyllantus) et peut-être sur la thermogenèse (orthosiphon).
L'expérience montre qu'elles peuvent aider à consolider une perte de poids en association avec un régime hypocalorique et une augmentation de l'activité physique.

Phyllantus niruri ("graine en bas vert" aux Antilles françaises) est une plante tropicale commune, surtout utilisée en médecine traditionnelle pour soigner la lithiase (calcul) urinaire (diurétique, anti-infectieux) : 15 à 20 g de feuilles fraîches (une petite poignée) dans un litre d'eau très chaude, 10 minutes d'infusion, filtrer, à consommer en 1 à 2 jours, conserver au froid. Une semaine de cure, une semaine de repos. Arrêter en cas de troubles adverses : digestifs ou urinaires.

L'Ortosiphon stamineus ou thé de java, plante décorative originaire de la région indo-malaise, est un remède traditionnel en Asie : diabète et surpoids, troubles urinaires, accès de goutte, hypertension. Elle est légèrement anti-inflammatoire ; 10 à 15 g de feuilles dans un litre d'eau à consommer en un à deux jours. Possibilité d'utiliser la teinture-mère (50 à 100 gouttes par jour), l'extrait sec, l'extrait total.
 
 
ALGUES, GOMME DU CAROUBIER, KONJAC 
 
Les algues contiennent des polysaccharides (glucides) non assimilables par l'organisme humain.
On est donc tenté d'utiliser les algues ou leur extraits pour induire un effet de satiété (coupe-faim) sans apport calorique. La consommation d'algues apporte en plus des oligo-éléments (dont l'iode qui soutient l'activité thyroïdienne (brûle graisse))
On trouve maintenant facilement en Europe des algues séchées que l'on peut incorporer dans l'alimentation. Il est aussi possible de récolter et sécher des algues du littoral en prenant soin d'éviter les zones polluées par des rejets industriels ou à proximité des centrales nucléaires.
Certains polysaccharides d'algues rouges sont très souvent incorporés dans les aliments. Les plus intéressants, à notre avis, pour leur effet coupe faim sont les carraghénanes, en partie extraits de Chondrus crispus (facile à trouver sur la cote atlantique).

Le caroubier, Ceratonia siliqua, est un arbre typique du pourtour méditerranéen. Le fruit est une gousse à la pulpe comestible. Des graines, dont le poids régulier correspond au "carat" des bijoutiers, on extrait une "farine", qui n'est pas assimilable (sans calories diététiques). On peut incorporer cette farine "épaississante" et mucilagineuse à l'alimentation, c'est un très bon coupe faim.
 
 

D'autres plantes peuvent fournir des polysaccharides non assimilables utiles pour modérer l'appétit : le konjac ( Amorphophallus konjac) , le guar (Cyamopsis tetragonolobus), les plantains (psyllium, ispaghul). Tous ces glucides non assimilables peuvent accélérer le transit intestinal et parfois provoquer des crampes ou de la diarrhée chez les personnes à l'intestin très réactif. L'accélération du transit intestinal ou sa normalisation chez les personnes en surpoids habituellement constipées facilite la perte de poids : les aliments séjournent un peu moins longtemps dans le tube digestif, les bactéries du colon ont moins de temps pour dégrader en molécules assimilables les aliments normalement indigestes et non assimilables.  
 
TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS : PLANTES MEDICINALES QUI AUGMENTENT LA THERMOGENESE (BRULE-GRAISSE)  
 

 
Il est facile d'augmenter la consommation d'énergie par l'exercice physique mais beaucoup plus difficile de provoquer cet effet à l'aide d'une pilule miracle à base de plantes. Attention aux publicités mensongères.
Comment augmenter la thermogenèse ? On sait que l’hyperthyroïdie (augmentation de l'activité de la glande thyroïde) s'accompagne d'amaigrissement par augmentation du métabolisme de base, Il est donc possible de faire maigrir en augmentant artificiellement l'activité thyroïdienne. Beaucoup de femmes ont ainsi consommé des extraits thyroïdiens comme adjuvant d'un régime amaigrissant (surtout aux USA), avec parfois des résultats catastrophiques souvent dus à des titrages exagérés en hormones thyroïdiennes, cette piste est maintenant plus ou moins abandonnée, mais on peut essayer de stimuler "naturellement" la thyroïde.
La caféine est un tonique du système nerveux central et du cœur, c'est un stimulant qui engendre une augmentation de l'activité physique et qui, semble-t-il, augmente la lipolyse.
L'éphédrine extrait de plusieurs Ephedra (ma huang) est très proche de l'amphétamine ; c'est un stimulant "sympathomimétique", qui, entre autres, facilite la perte de poids, mais nous le déconseillons car ses effets secondaires ne sont pas négligeables.
 
 
FUCUS 
 
On utilise principalement les fucus (vesiculosus, serratus) comme adjuvants dans les régimes amaigrissants (effet de l'iode + effet des fucanes), surtout quand l'obésité s'accompagne d'une hypothyroïdie (obèse mou, pale et frileux).
On trouve des phytomédicaments à base de poudre de thalle de fucus (titrant 20 à 120 microgrammes d'iode par gramme), d'extrait alcoolique de fucus (110 microgrammes d'iode pour 10 ml) et une teinture-mère homéopathique. Une dose moyenne serait 0,5 à 1 g de poudre de thalle par jour ou 100 à 150 gouttes de teinture-mère. Attention à ne pas dépasser 120 microgrammes d'iode par jour.
 
 
PLANTES A CAFEINES 
 
Le café n'est paradoxalement pas "amaigrissant", par contre le thé vert et le maté semblent intéressants comme adjuvants d'un régime amaigrissant. L'infusion de ces deux feuilles contient de la caféine et des flavonoides.
Autant le thé vert est assez insipide autant le maté, Ilex paraguariensis, est amer.
Le thé vert est peu stimulant, c'est une boisson agréable et bénéfique à plus d'un titre (protection vasculaire, peut-être protection contre la dégénérescence cancéreuse)
Le maté est "très" stimulant, attention à l'insomnie quand on boit du mate en fin de journée. N'oublions pas que la caféine est aussi un excitant cardiaque et légèrement diurétique.
 
 
GARCINIA 
 
Les extraits de l'écorce de fruit de Garcinia cambogia et Garcinia indica , in vitro et chez l'animal, empêchent l'accumulation de graisse, semblent diminuer l'appétit et augmentent en même temps la consommation de glucose (la thermogenèse). Chez l'homme c'est moins évident.

On estime que les extraits de garcinia cambogia concentré en acide hydroxycitrique ou en son sel calcique peuvent aider à perdre du poids :
 
  • Quand l'alimentation est trop riche en glucides (sucres, sucreries, pain, pâtes, riz, pomme de terre etc..). L'extrait de garcinia n'agit pas quand l'alimentation est trop riche en corps gras.
  • Quand on absorbe les extraits de garcinia riches en acide hydroxycitrique très peu de temps avant de manger (1/2 heure à une heure avant le repas)
  • Quand la dose quotidienne est assez élevée : au moins l'équivalent de 1500 mg d'acide hydroxycitrique par jour en plusieurs prises selon les repas ; dans certaines études la dose quotidienne approche les 3 g par jour et même 4,5 g par jour.
  • En évitant un régime riche en fibres insolubles (comme le son) qui empêche, semble-t-il, l'absorption intestinale de l'acide hydroxycitrique ou de ses sels.
 
On trouve sur le marché des extraits purs de garcinia, ou des compléments alimentaires qui en contiennent souvent en association avec d'autres substances ou extraits de plantes à visée amaigrissante. 
 
 

Il faut préférer les extraits purs de garcinia car les compléments amaigrissant composés n'en contiennent généralement pas assez pour être efficace. De plus certaines substances associées aux extraits de garcinia peuvent avoir des effets secondaires néfastes (chrome, caféine, éphédrine).  
 
COLEUS (COLEUS FORSKOHLII) 
 
La racine de cette plante asiatique est utilisée depuis longtemps en médecine ayurvédique. Elle est préconisée aussi bien pour des troubles cutanés (psoriasis, eczéma), cardiaques, l'asthme ou l'impotence sexuelle masculine.
Il semblerait que cette plante, dont le composé principal est la forskoline, active plusieurs systèmes enzymatiques fondamentaux du métabolisme intermédiaire. Ce faisant le coleus augmenterait l'activité de la thyroide et de façon directe ou indirecte celle des cellules graisseuses (lipolyse des adipocytes). L'extrait de coleus est donc proposé comme adjuvant des régimes amaigrissants.
On doit éviter d'en prendre en cas d'hypotension chronique, de troubles de la coagulation, d'ulcères digestifs, et en cas de grossesse. L'extrait est standardisé en forskoline : exemple 250 mg d'extrait standardisé à 1%, deux à trois fois par jour.
 
 
TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS : PLANTES A INULINE QUI LIMITENT L'ABSORPTION INTESTINALE DES GLUCIDES : yacon, topinambour  
 

 
Les plantes alimentaires contiennent différents types de polysaccharides.
Les amidons sont très répandus, ce sont des glucides dont la molécule de base est le glucose (polymère du glucose). Le système digestif humain est capable de digérer (dépolymériser) les amidons, et d'assimiler facilement tout le glucose. Dans les fructanes comme l'inuline, la molécule de base est le fructose. Ce type de polymère à base de fructose n'est pas assimilable par le système digestif car les enzymes digestifs n'arrivent pas à le dégrader. Seules nos bactéries coliques peuvent transformer une partie des fructanes en molécules assimilables.
Les diététiciens s'intéressent maintenant aux plantes à inuline (fructanes) parce qu'elles apportent peu de calories tout en induisant un effet de satiété (coupe-faim). De plus elles favorisent le maintien d'une flore intestinale active et variée qui facilite le transit et maintient le colon "en bonne santé" (action probiotique).
 
Quelles sont les plantes à fructanes (inuline) ? La racine de chicorée et de pissenlit, le rhizome de chiendent ou d'asperge, les tubercules du topinambour (Helianthus tuberosus) et du yacon (Smallanthus sonchifolius = Polymnia sonchifolia).
Le topinambour, Helianthus tuberosus, est une plante d’Amérique du Nord, très résistante et qui s'adapte à beaucoup de terrains même pauvres. Il a été introduit en France avant la pomme de terre mais n'a pas rencontré le même succès malgré la facilité de sa culture. On peu consommer les tubercules souterrains crus ou cuits.
Le yacon (Smallanthus sonchifolius = Polymnia sonchifolia) est originaire de la région andine d'Amérique du sud, il contient encore plus d'inuline que le topinambour. Il est quasiment inconnu en Europe bien que cultivable dans la majorité des pays tempérés. On peut consommer les tubercules crus ou cuits. Certaines études ont montré que la consommation de yacon permettait en plus de contrôler le diabète modéré de type 2. On peut trouver sur le marché international des extraits de yacon (racine déshydratée en poudre ou en lamelles)
 
TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS :
PLANTES SUCRANTES MAIS SANS SUCRE : Stevia, Rubus suavissimus.
 

 
L'attrait des humains pour les aliments sucrés est manifeste et universel. Pourtant le sucre cristallisé est un aliment relativement récent lié au développement des plantations de canne à sucre et de betterave sucrière.
L'omniprésence du sucre (saccharose ou autres sucres industriels) dans l'alimentation moderne est en partie responsable de l'augmentation de l'obésité, des caries et du diabète de type 2.
Pourquoi ne pas remplacer ces sucres par des aliments naturels, produisant la sensation sucrée mais sans calories ou risque cariogène ?
On connaît au moins deux plantes sucrantes : la Stevia, Stevia rebaudiana, ou herbe sucrée du Paraguay, et la ronce sucrée de Chine, Rubus suavissimus.
Les pays asiatiques qui produisent peu de sucre les ont adoptées (Japon, Corée du sud, Chine, Taiwan, Malaisie), mais les pays occidentaux ne les connaissent pas car les lobbies du sucre et de l'aspartame (édulcorant sucrant) y sont puissants.
Les feuilles de ces deux plantes contiennent des hétérosides (stevioside pour la Stevia) au pouvoir sucrant (environ deux cent fois l'effet du sucre). On utilise les feuilles en infusion ou les extraits de feuilles dans l'alimentation (en Asie il y a même du coca à la Stevia).
L'intérêt de ces plantes ne se limite pas à leur pouvoir sucrant qui permet de les substituer au sucre dans un régime diététique ou amaigrissant, elles possèdent d'autres propriétés médicinales : anti-inflammatoire, antidiabétique, anti-allergique, anti-hypertensive. Ces deux plantes peuvent se cultiver en Europe.



 
TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS :
PLANTES QUI AUGMENTENT L'ACTIVITE HEPATIQUE, PLANTES DEPURATIVES :
 

pissenlit, artichaut, romarin, chardon marie, curcuma, hercampuri (gentianella)
 

 
 
Le foie est une glande très importante dans la régulation du métabolisme du glucose et des lipides sanguins. Les personnes en surpoids ou obèses ont souvent un foie épuisé ou fonctionnant mal quand il n'est pas stéatosique à la manière d'un foie d'oie qu'on gave.
Il faut donc stimuler l'activité hépatique et son excrétion biliaire pour accompagner un régime amaigrissant. Les plantes citées sont pour la plupart déjà détaillées dans le site Phytomania. L'Hercampuri est une plante d'Amérique du sud principalement utilisée au Pérou.
 

 
TRAITEMENT DES COMPLICATIONS DE L'OBESITE PAR LES PLANTES 
MEDICINALES : PLANTES ET DIABETE, PLANTES ET TROUBLES DU CHOLESTEROL 

 
Le syndrome métabolique lié au surpoids ou à l'obésité s'accompagne presque toujours d'un diabète de type 2 avec souvent épuisement du pancréas lié à l'inefficacité progressive de l'insuline.
Ce syndrome s'accompagne le plus souvent de troubles des lipides sanguins (augmentation du cholestérol sanguin, des triglycérides, anomalie dans le rapport des transporteurs (lipoprotéines) du cholestérol.
Quand le surpoids s'accompagne de ce type d'anomalies métaboliques, il est fondamental d'associer une phytothérapie adaptée au régime hypocalorique (amaigrissant).
Voir les rubriques diabète et troubles du cholestérol dans le chapitre rubriques thérapeutiques. Guggul, Commiphora mukul ; ail, Allium sativum ; artichaut, Cynara scolymus ; pissenlit, Taraxacum officinalis ; romarin, Rosmarinus officinalis ; curcuma, Curcuma longa ; ginseng, Panax ginseng ; olivier, Olea europea ; noyer, Juglans regia ; ronce, Rubus fructicosus ; framboisier, Rubus idoeus ; fraisier, Fragaria vesca ; mûrier, Morus nigra ; myrtille, Vaccinium myrtillus ; thé vert, Camellia sinensis

Nous ajouterons aux plantes déjà citées dans ces rubriques le Lagerstroemia speciosa (banaba). Le Lagerstroemia speciosa (banaba aux Philippines) est un arbre de taille moyenne originaire du sud est asiatique. Il est utilisé depuis longtemps dans cette partie du monde pour soigner les symptômes du diabète et certains troubles urinaires. Plusieurs études in vitro et chez l'animal ont confirmé l'intérêt de la feuille de banaba comme antidiabètique et adjuvant d'un régime amaigrissant. Ce sont les tanins qui paraissent actifs.
Cette plante ne semble pas présenter de toxicité. Elle est donc tout à fait intéressante pour soigner les complications de l'obésité et du diabète léger en Asie du sud-est, où cette épidémie prend de l'ampleur et où les médicaments sont souvent falsifiés.
 

 
TRAITEMENT DE L'OBESITE ET DU SURPOIDS : PLANTES MEDICINALES "CALMANTES" ADJUVANTES DU REGIME HYPOCALORIQUE : le millepertuis (Hypericum), le pavot de Californie (Eschscholtzia), la valériane( Valeriana), le tilleul (Tilia) 
 

 
L'augmentation du poids est souvent liée à l'anxiété ou à des troubles psychologiques mineurs. Le régime alimentaire hypocalorique, régime restrictif par définition donc frustrant, peut également accentuer le "nervosisme" ou s'accompagner d'instabilité caractérielle ou émotive. Il faut donc souvent associer des plantes calmantes ou légèrement sédatives au régime amaigrissant. Plusieurs plantes citées sont détaillées dans le site Phytomania, voir aussi la rubrique insomnie et troubles du sommeil. 



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L'ASTHME ET SON TRAITEMENT
PAR LES MEDICAMENTS DE SYNTHESE,
LES PLANTES MEDICINALES ET LES HUILES ESSENTIELLES
 
INTRODUCTION ET GENERALITES 
 
 
 

 
L'asthme est un trouble "inflammatoire" des voies respiratoires (1) caractérisé par une inflammation des bronches avec augmentation de la production de mucus et hypersensibilité des voies respiratoires. Dans beaucoup de cas l'asthme est d'origine allergique. La réaction allergique au niveau respiratoire se confond et s'ajoute à la réaction "inflammatoire" (2).
Le résultat : respiration sifflante, toux et difficulté à respirer.
L'asthme est une maladie "chronique", très évolutive dans le temps, qui touche aussi bien le nourrisson que l'adulte.
La "crise d'asthme" est caractéristique de la maladie asthmatique, c'est un événement brutal qui associe un bronchospasme (rétrécissement des voies respiratoires bronchiques)d'apparition rapide avec une congestion de la muqueuse bronchique et une hypersécrétion bronchique. L'air passe avec difficulté, le malade étouffe, la respiration est sifflante, difficile.

L'asthme est une maladie aux causes multiples : génétiques, allergiques, environnementales, infectieuses, psychologiques, nutritionnelles.
L'asthme est une maladie en expansion rapide dans les "pays développés" ; l'augmentation annuelle est estimée à environ 5% par an chez les jeunes de moins de 18 ans soit environ un doublement du nombre d'asthmatique en 15-20 ans. Quelques chiffres : en 1998 17 millions d'asthmatiques aux USA (mortalité annuelle aux alentours de 5000) et actuellement environ 150 millions d'asthmatiques dans le monde.

Pourquoi cette augmentation rapide dans les 30 dernières années : l'augmentation de la pollution chimique de l'air qu'on respire dans les villes (particules dues au diesel, ozone, oxyde nitreux, dioxyde de soufre)mais sans doute pas que cela, les spécialistes ajoutent la modification très importante de notre façon de vivre :
 
  • le fait d'habiter dans des lieux confinés et très isolés (les appartements) où les matériaux sont en grande partie synthétiques et libèrent des substances chimiques irritantes (formol, diluants de peinture ou de colle, insecticides)
  • l'alimentation moderne est pleine de colorants, d'aromatisants synthétiques allergisants, de résidus de pesticides, elle est pauvre en antioxydants naturels et en magnésium
  • certains spécialistes mettent en cause l'augmentation du nombre et de la fréquence des vaccinations.
 
LES PRINCIPALES CAUSES DE L'ASTHME  
ALLERGIE ET ASTHME 
 
L’ "atopie" ou terrain atopique est la capacité exagérée de certaines personnes à développer des allergies, l'atopie est en grande partie "héritée" (génétique).
Quand l'un des parents, et encore plus les deux, présentent des troubles d'origine allergique (respiratoires (asthme, rhinite allergique), cutanés ou digestifs), les enfants ont un risque très nettement supérieur à la moyenne d'avoir ce terrain atopique, et donc de développer des "maladies allergiques" dont l'asthme.
La rhinite allergique (rhume des foins) s'accompagne d'asthme dans les 3/4 des cas.
 
 
QUELS SONT LES ALLERGENES LES PLUS SOUVENT RESPONSABLES
DANS L'APPARITION DE L'ASTHME ?
 
 
  • Les excréments d'acariens : petits insectes commensaux (Dermatophagoides sp.), qui vivent dans la poussière des maisons, la literie (oreillers), les tapis et les moquettes. Leurs excréments sont particulièrement antigéniques et provoquent une réaction allergique très rapide chez les personnes sensibles quand ils sont inhalés.
  • Les cancrelats et leurs excréments sont également très antigéniques, mais ces insectes sont plus facilement visibles donc éliminés
  • Les allergènes d'animaux domestiques (surtout chats et chiens)
  • Les champignons (inclus les levures) surtout par voie aérienne (Cladosporium, Alternaria, Penicillium, Aspergillus), et par voie interne les antibiotiques d'origine fongique (pénicilline, céphalosporine)
  • Les pollens de nombreuses plantes (surtout les graminées mais aussi les pins)
  • Les aliments : les allergènes alimentaires sont moins souvent en cause dans l'asthme de l'adulte que celui de l’enfant.
 
AUTRES CAUSES PROVOQUANT OU AGGRAVANT L'ASTHME  
 
  • Le rôle des infections respiratoires dans la survenue de l'asthme est très important.
    Il semblerait que les infections dues à de nombreux virus respiratoires ou des chlamydia perturbent le métabolisme des cellules de la muqueuse respiratoire et déclenchent ainsi des réactions ( de type immunitaire) propices au déclenchement de la crise d'asthme.
    Les infections des voies respiratoires chez l'enfant (rhinites et bronchites) déclenchent et aggravent l'asthme bronchique.
  • La pollution de l'air : tabagisme actif et passif, particules et gaz présents dans la fumée des moteurs à combustion interne(diesel, essence), la fumée de bois, les fumées industrielles, l'ozone, les oxydes d'azote, les gaz irritants (chlore, acides volatils, diluants de peinture, gaz libérés par les "matières plastiques")
  • Certains médicaments : aspirine et anti-inflammatoires
  • Une anomalie du fonctionnement gastrique : beaucoup d'asthmatiques se plaignent de reflux gastrique, de ballonnement de l'estomac mais il n'est pas facile de déterminer si c'est l'asthme qui provoque ces troubles ou l'inverse
  • Un déficit en zinc, magnésium, sélénium, vitamines B12, B6, C.
  • L'asthme peut se déclencher, se majorer ou au contraire disparaître à la suite de changement de l'équilibre hormonal : puberté, menstruation, grossesse, ménopause
  • L'asthme d'effort : à l'occasion d'un exercice physique prolongé surtout quand l'air est froid et sec. La crise se déclenche à cause de l'hypersensibilité des bronches, même un accès de "fou-rire" peut déclencher un spasme bronchique.
  • L'asthme est aussi une maladie professionnelle.
  • L'asthme maladie "psychosomatique". Cette façon de décrire l'asthme n'est plus à la mode bien que tous les spécialistes de l'asthme et les asthmatiques connaissent l'importance du facteur psychique dans le déclenchement et la majoration de la crise d'asthme.
 
PRINCIPE DU TRAITEMENT  
 
L'asthme est plus ou moins grave. Beaucoup d'asthmatiques vivent tout à fait normalement, font du sport, même de haut niveau.
En-effet, la crise d'asthme typique nocturne (au moment où le taux de corticoïdes sanguins est au plus bas) est le plus souvent réversible, spontanément ou à l'aide de médicaments spécifiques.
Tous les niveaux d'asthme existent jusqu'à l'asthme à dyspnée continue très handicapant, souvent un asthme ancien mal soigné.
Mais attention l'asthme est dangereux car il y a toujours le risque d'une crise d'asthme aiguë, quel que soit le type d'asthme qu'on a, laquelle peut nécessiter une hospitalisation en urgence.
Il y a des équivalents d'asthme : toux sèches nocturnes, avec plus ou moins de sécrétion bronchique assez difficile à expectorer.
L'asthme, maladie aux causes multiples, demande un traitement au long cours très personnalisé, bien que le traitement de la crise d'asthme soit assez stéréotypé.
 
  
EXCLUSIONS DES FACTEURS FAVORISANT OU AGGRAVANT L'ASTHME  
 
  • éliminations des gîtes à acariens, destructions de ces insectes par des acaricides
  • éloignement des animaux domestique en cas d'allergie
  • désensibilisation spécifique quand l'allergie est bien précisée et que l'asthme se prête à ce traitement par immunothérapie
  • changement de lieu de résidence ou de métier si besoin
 
LA CRISE D'ASTHME  
 
Elle est en général contrôlée par l'inhalation de béta-2 agonistes inhalés d’action courte mais rapide (salbutamol, Ventoline), à prendre à la demande le plus tôt possible. 
 
LE TRAITEMENT DE FOND DE L'ASTHME (RESUME)  
 
Selon la gravité de l'asthme et la réaction de la maladie au traitement on utilisera :  
  • des corticoïdes inhalés à dose plus ou moins forte - des dérivés de la théophylline
  • des Bêta 2 sympathomimétiques à action prolongée - des corticoïdes par voie buccale
  • une nouvelle classe de médicaments : les antileucotriènes (3), ils bloquent une partie de la réaction inflammatoire provocant l'asthme mais n'ont pas d’effet bronchodilatateur. Ils préviennent la survenue de l’asthme induit par l’effort.
 
L’asthme est une maladie "au long cours" qui doit être évaluée et contrôlée tous les 3 à 6 mois pour adapter le traitement de fond à l'évolution de la maladie. L'asthme peut complètement disparaître (environ 1/3 des enfants asthmatiques retrouvent une respiration normale à la puberté et dans les années qui la suivent), mais "l'ancien asthmatique" doit rester prudent : pas de tabac, éviter si possible les allergènes et les causes d'irritation bronchique.  
 
 
UTILISATIONS DES PLANTES MEDICINALES ET DES HUILES ESSENTIELLES
DANS LE TRAITEMENT DE L'ASTHME
 
 
La crise d'asthme n'est pas du ressort de la phytothérapie.
Les béta-2 agonistes ou les nouveaux antileucotriènes, rapides et efficaces, n'ont pas d'équivalents en phytothérapie.
Rappelons qu'il y a quelques dizaines d'années on utilisait de la poudre de datura, ou des cigarettes en contenant pour soigner la crise d'asthme.

Par contre les plantes médicinales et les huiles essentielles sont d'une grande utilité pour contrôler l'évolution de la maladie asthmatique (traitement de fond) :
 
  • huiles essentielles à tropisme pulmonaire antibactériennes, antivirales et anti-inflammatoires pour limiter l'infection des muqueuses des voies respiratoires, diminuer l'inflammation et favoriser l'expectoration : huiles essentielles de thym et de sarriette, d'eucalyptus et de niaouli, de pin
  • plantes anti-allergiques et anti-inflammatoires : cassis, Tylophora asthmatica, Boswellia serrata, Petasites hybridus, gingembre, mangoustan, Rubus suavissimus
  • plantes antispasmodiques : thym, aubépine, lavande, mélisse, gingembre - plantes apaisantes et favorisant le sommeil : aubépine, lavande, eschscholtzia, mélisse, hypericum, tilleul
 
HUILES ESSENTIELLES ET ASTHME  
 
Comme nous l'avons vu, les infections respiratoires sont très souvent responsables du déclenchement de crises d'asthme quand le terrain est propice. La restriction de l'air et l'encombrement des voies aériennes vont retarder la guérison.
Il est donc fondamental de prévenir ces infections (virales et bactériennes) et d'aider l’organisme à lutter contre elles.
Pour ce faire les huiles essentielles sont très précieuses.

Ce sont des antiseptiques naturels
 
  • qui s'absorbent par voie respiratoire ou digestive,
  • qui augmentent l'activité des cils des cellules de la muqueuse des bronches, facilitant ainsi l'évacuation du mucus bronchique,
  • qui possèdent un pouvoir anti-inflammatoire
  • qui procurent une sensation de "bien-être" respiratoire - qui sont sans toxicité aux doses prescrites : pour un enfant jusqu'à 6 gouttes par jour, pour un adulte jusqu'à 12 gouttes par jour par voie buccale.
 
Huiles essentielles d'Eucalyptus globulus,
d'Eucalyptus radiata (préférée pour les enfants),
 

de Melaleuca viridiflora ou Niaouli
 
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes, 3 à 4 fois par jour, agréable au goût et peu toxique  
Par voie externe : attention dans de rares cas l'asthme peut être majoré par "l'odeur" des huiles essentielles.  
  • Inhalation (quelques gouttes d'huile essentielle dans un bol d'eau très chaude) 2 à 3 fois par jour. ·
  • Application sur le thorax de quelques gouttes d'huile essentielle mélangée dans un corps gras (huile de massage, baume)
 
Huile essentielle de Pinus sylvestris ou pin sylvestre (aiguille et bourgeons)  
Attention à l'étiquetage car de nombreux extraits étiquetés "essence de pin " sont des sous-produits industriels (scieries, pâte à papier) qui n'ont rien à voi, sinon un peu l'odeu, avec l'huile essentielle de feuilles (aiguilles) ou de bourgeons de pin.

Par voie buccale : 2 gouttes 3 à 4 fois par jour Par voie externe en inhalation plusieurs fois par jour.
 
 
Huiles essentielles de thym et de sarriette  
 
Thymus vulgaris, ou thym à thymol ou carvacrol et Satureja (ou Satureia) montana, la sarriette des montagnes.
Ces deux huiles essentielles contiennent de puissants antibactériens qui facilitent aussi l'expectoration, mais qui peuvent provoquer chez certaines personnes des brûlures digestives.

Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 3 fois par jour
Par voie externe : en inhalation mais pas en application cutanée car c'est une huile essentielle irritante pour la peau. Là aussi se méfier du risque de bronchospasme chez l'enfant.
 
 
PLANTES ANTI-ALLERGIQUES ET ANTI-INFLAMMATOIRES  
 
Ribes nigrum  
 
En France, et avec l'expérience des phytothérapeutes de l'école de Biothérapie depuis les années 60, on préconise le cassis, Ribes nigrum, en gemmothérapie.
Ces extraits de bourgeons de cassis sont anti-inflammatoires, possèdent un effet thérapeutique qui rappelle celui des corticoïdes, mais sans en avoir les effets secondaires.
On peut les utiliser au long cours par cure de plusieurs semaines aussi bien chez l'enfant que l'adulte. Ribes nigrum bourgeons macération glycérinée 1 D : 50 à 100 gouttes par jour reparties en 2 à 3 fois
 
 
Zingiber officinale 
 
Le gingembre, très employé en phytothérapie aux Indes, l'est beaucoup moins en France.
Il possède entre autres un pouvoir anti-inflammatoire.
Des essais cliniques ont montré qu'un extrait hydroalcoolique standardisé pouvait améliorer les performances respiratoires des personnes présentant un asthme modéré.
 
Teinture alcoolique de gingembre : équivalant à 1 g de rhizome en 4 prises.
Thé de gingembre : 1 à 2 cuillerées à café de gingembre râpé dans 1/2 litre d'eau très chaude, laisser infuser une dizaine de minutes, le récipient couvert : une tasse 3 à 4 fois par jour.
On peut aussi utiliser le jus de gingembre directement dans la boisson ou sous forme de sirop.
Tout le monde ne supporte pas le gingembre qui peut provoquer une irritation gastrique.
 
 
Rubus suavissimus 
 
La ronce sucrée de Chine possède des propriétés pharmacologiques intéressantes. Elle est anti-inflammatoire par son contenu en tanins médicinaux, et l'expérience a prouvé qu'elle était antiallergique, donc utile pour soigner l'asthme quand la composante allergique est importante.
Rubus suavissimus est une plante buissonnante que l'on trouve entre autres dans les provinces Chinoises du Guang Xi, du Guizhou et le Nord du Guang Dong.
Le goût sucré des feuilles est du principalement à la présence d'un hétéroside, le ruboside ou rubusoside. Le ruboside ou rubusoside est 200 à 300 fois plus sucrant que le saccharose (sucre ordinaire), mais apporte très peu de calories, à la manière du stévioside extrait de l'herbe sucrée du Paraguay (Stevia rebaudiana).
L'extrait aqueux de Rubus suavissimus n'est pas que sucrant, il aussi anti-allergique (utilisé comme tel au Japon), l'expérience montre que c'est un antihistaminique mais qu'il n'a pas d'effet sur la synthèse des prostaglandines E2.
Les Chinois utilisent surtout les feuilles de Rubus suavissimus pour faire un thé sucré, chacun trouve la bonne proportion de feuilles et d'eau chaude. Si l'on augmente la quantité de feuilles, ou si l'on boit beaucoup de ce thé, le contenu en tanin peut induire de la constipation.
 
 
Tylophora asthmatica 
 
Tylophora asthmatica (ou indica) (Asclepiadaceae) est une plante grimpante originaire du sud-est de l'Inde.
C'est une plante toxique qui contient des alcaloïdes dont la tylophorine.
Elle fait partie de la pharmacopée indienne depuis longtemps et en utilisée par les médecins ayurvédiques.
C'est un émétique qui possède des propriétés anti-inflammatoires et anti-allergiques. On l'utilise traditionnellement aux Indes pour soigner l'asthme, certaines manifestations allergiques ainsi que des troubles digestifs et articulaires.
 
Une étude récente a montré qu'un extrait alcoolique de Tylophora asthmatica augmentait l'activité cortico-surrénale (l'excrétion de corticoïdes naturels dans le sang), ce qui expliquerait son pouvoir anti-inflammatoire.
Cette plante n'est pas commercialisée en Europe à cause de sa toxicité potentielle et de l'absence d'études pharmacologiques. Au moins une licence mondiale d'utilisation a été déposée en 2005 ((WO/2006/003676) a novel method to inhibit inflammation and tumor growth by tylophora alkaloids). Les auteurs suggèrent, dans le cas de l'asthme, un dosage de 160 à 600 microgrammes d’alcaloïdes (dans un rapport de 2 quantités de tylophorine pour 1 quantité de tylophorinine, pour 2 quantités de la tylophorinidine).
Le dosage typique de feuilles sèches pour soigner l'asthme aux Indes : 200 à 400 mg en deux prises (soit environ 1/2 à 1 feuille par jour).
 
 
Petasides Hybridus 
 
Cette asteraceae, vivace par son volumineux rhizome, est originaire d'Europe et d'Asie (maintenant présente en Amérique du Nord), elle préfère les zones humides, bords de rivière, terrains un peu marécageux. Elle possède de très longues feuilles (jusqu’à 1 m) qui rappellent un peu celles de la rhubarbe et une inflorescence rougeâtre qui apparaît avant les feuilles à la fin de l'hiver.
Elle ne fait pas partie de la pharmacopée française bien qu'elle ait été employée depuis l'antiquité comme plante médicinale. La plante entière (rhizome et feuilles) contient des sesquiterpènes (pétasine et isopétasine) qui sont antispasmodiques et anti-inflammatoires notamment en bloquant la synthèse des leucotriènes.
Malheureusement la plante contient aussi des alcaloïdes toxiques (pour le parenchyme hépatique) et peut-être carcinogènes.
Au moins un brevet a été déposé pour l'élaboration d'un extrait de Petasides hybridus contenant les sesquiterpènes mais débarrassé des alcaloïdes (extrait de rhizome). Cet extrait a déjà été testé avec succès pour le traitement de la migraine.
Une étude clinique a montré que ces extraits de Petasides amélioraient la capacité respiratoire des asthmatiques et réduisaient le nombre de crises de façon notable sans effets secondaires. Un médicament allemand, disponible aussi au USA (Petadolex) et en Suisse (Dolomed), est standardisé en pétasine et isopétasine. La posologie proposée est, chez l'adulte, de 50 à 100 mg d'extrait, deux fois par jour. Ce médicament est récent ; ses contre-indications et interactions avec d'autres médicaments ne sont pas encore bien déterminées.
 
 
Plantago major 
  
La teinture-mère est appréciée par la majorité des phytothérapeutes pour son pouvoir (faible mais sans toxicité) anti-inflammatoire et anti-allergique : 30 à 60 gouttes par jour 
 
Résine de Boswellia sp. 
 
Plusieurs espèces d'arbres du genre Boswellia, originaires du nord-est de l’Afrique et de l'Arabie, produisent une résine parfumée, l'encens ou oliban, qui possède des propriétés médicinales : antiseptique, antalgique, anti-inflammatoire.
Une étude clinique de 1998 a montré l'intérêt de l'encens pour soigner l'asthme.
300 mg d'extrait de résine, 3 fois par jour, pendant 6 semaines, ont nettement amélioré l'état des asthmatiques de l'étude. L'encens agirait comme un antileucotriène.
 
 
Garcinia mangostana 
 
Le mangoustanier (Clusiaceae) est originaire de la région indo-malaise, c'est un arbre tropical de taille moyenne (une dizaine de mètres) au feuillage toujours vert. On le cultive pour ses fruits, rouge-violacés de 4 à 7 cm de diamètre, qui contiennent une pulpe agréablement sucrée et parfumée. L'écorce du fruit d'une espèce voisine Garcinia cambogia contient une quantité importante d'acide hydroxycitrique. Le sel de calcium (hydroxycitrate de calcium) est proposé comme complément alimentaire dans les régimes amaigrissants.
L'écorce de mangoustan est utilisée dans les médecines traditionnelles du sud-est asiatique comme anti-inflammatoire, antidiarrhéique et antiseptique. Une étude japonaise de 2002 a montré qu'un extrait hydro-alcoolique (à 40°) inhibait in vitro la synthèse de la prostaglandine E et la libération d'histamine.
L'écorce de mangoustan sera peut-être prochainement considérée comme une plante anti-allergique et anti-inflammatoire utile pour soigner l'asthme.
 
 
PLANTES ANTISPASMODIQUES ET APAISANTES  
 
Thym, gingembre, aubépine, mélisse, lavande, eschscholtzia, hypericum, tilleul.
L'asthmatique est souvent une personne un peu angoissée, anxieuse, ayant du mal à s'endormir. L'expérience prouve qu'un hypnotique léger fait souvent diminuer la fréquence des crises d'asthme du milieu de la nuit.
Pour plus de détails sur les plantes utiles pour calmer l'anxiété et favoriser le sommeil
 
 
 
CONDUITE DU TRAITEMENT 
 
Comme nous l’avons dit un peu plus haut, le traitement de l’asthme bronchique n’est pas standardisable. Chaque asthmatique est particulier et le traitement de son asthme doit lui être adapté. 
Quelques conseils : 
  • Limiter les infections des voies respiratoires surtout chez l’enfant, et pour cela les huiles essentielles sont très utiles.
  • Soigner très tôt l’asthme de l’enfant pour éviter que l’altération des bronches ne se pérennise.
  • Permettre à l’enfant asthmatique d’avoir des activités sportives, surtout celles qui lui donnent confiance en ses capacités respiratoires (natation, plongée en apnée )
  • Couper la crise d’asthme le plus tôt possible par l’inhalation de béta-2 agonistes.
  • Utiliser au maximum les extraits de plantes anti-inflammatoires pour diminuer ou même supprimer l’usage des corticoïdes inhalés
 



 
note 1
A la base, l'asthme semble bien être due à une régulation anormale et à une mauvaise réponse de certaines classes de cellules immunitaires : les lymphocytes T (plus spécifiquement les Th2 (T helper 2)).
Ces cellules responsables de la défense de l'organisme sont capables de produire des médiateurs chimiques ou cytokines (interleukines) qui organisent la réponse immunitaire. Ces médiateurs chimiques (cytokines) stimulent, font se différencier, se grouper d'autres cellules aux capacités plus spécifiques (mastocytes, éosinophiles, basophiles, autres lymphocytes...), responsables des réactions allergiques, immunitaires, inflammatoires.
Dans l'asthme ces réactions "naturelles" en cascade sont très exagérées, amplifiées au niveau des bronches.

note 2
La réaction allergique exagérée, qui sera à l'origine de beaucoup de cas d'asthme bronchique, commence par l'activation des mastocytes par la présence d'un complexe antigène - immunoglobuline ; les mastocytes libèrent rapidement de l'histamine et des leucotriènes qui vont provoquer une constriction des bronches, une sécrétion anormale de mucus, et de plus attirer d'autres cellules (lymphocytes) qui vont faire perdurer cette réaction "anormale".

note 3
Les leucotriènes sont des médiateurs chimiques naturels sécrétés surtout par les cellules responsables de la défense de l'organisme : les cellules des revêtements muqueux, les monocytes, éosinophiles, basophiles, mastocytes, les lymphocytes et même les plaquettes sanguines.
La libération des leucotriènes au niveau bronchique provoque :
- une puissante constriction des bronches,
- une réaction inflammatoire locale avec augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins (provoquant un début d’œdème) et favorisant le recrutement des éosinophiles vers les voies aériennes,
- une augmentation de la sécrétion du mucus bronchique,
- une augmentation de la puissance des muscles lisses des bronches
L'action des leucotriènes, destinée à l'origine à protéger les poumons contre une agression extérieure, aggrave considérablement la crise d'asthme.
 



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alors prends ma main...
je serai là pour toi.
SOIGNEZ VOS MAUX QUOTIDIENS PAR LES PLANTES
MALIK EL ARNAMOUS


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BONJOUR A TOUTES ET A TOUS



 
 
TROUBLES DU SOMMEIL, INSOMNIE, ANXIETE, DEPRESSION
et leur traitement par les plantes médicinales
et les huiles essentielles
 
INTRODUCTION ET GENERALITES 
 
 
 

 
Les troubles du sommeil, l'état dépressif, l'anxiété, le "nervosisme", certains troubles psychosomatique, sont des indications possibles de la phytothérapie et de l'aromathérapie.
Les plantes médicinales autorisées par le législateur n'ont pas la puissance pharmacologique des médicaments de synthèse (neuroleptiques, barbituriques, benzodiazépines, IMAO, anxiolytiques et antidépresseur de dernière génération etc.), mais par contre n'en possèdent pas les inconvénients (somnolence tenace, troubles de l'idéation jusqu'à la confusion mentale, troubles de la mémoire, abrutissement, levée des inhibitions avec tendance au suicide, troubles organiques variés, accoutumance et difficulté du sevrage).

Les plantes médicinales sont donc une très bonne solution quand le trouble neuropsychologique (insomnie, anxiété, dépression, instabilité ) est modéré, supportable par le malade, et que l'ont associe à la phytothérapie ou aux huiles essentielles des mesures hygiéno-diététiques et parfois l'aide d'un psychothérapeute.
 
L’insomnie est le manque d'un sommeil qui repose, la durée du sommeil est moins importante que la qualité de ce sommeil.
C'est un problème très banal extrêmement commun surtout dans les sociétés "modernes" où le niveau du stress nerveux quotidien est élevé et où la pratique d'une activité réellement physique (rééquilibrante pour le système nerveux) est beaucoup plus faible que dans les pays moins développés où manquent les "machines" et où le temps a moins d'importance.
 
Le stress nerveux quotidien d'origine externe : l'esclavage de la montre, le bruit permanent des villes, l'intensité du trafic urbain et sa dangerosité, l’agression chimique de la pollution aérienne dans les grandes agglomérations ou les zones industrielles, la permanence des lumières urbaines parfois clignotantes, la nourriture avalée à toute vitesse sans repos, accompagnée de boissons contenant des stimulants (caféine, théine), les déplacements longs dans des lieux confinés et surchargés, les modifications soudaines du rythme biologique (changement d'horaire de travail), les difficultés professionnelles sans oublier la télévision, les jeux vidéo et les longues heures devant un écran d'ordinateur etc...  
L'absence d'activité physique normale : on se déplace le plus souvent en véhicule, on utilise des "machines", le corps contraint, attentif mais inactif, on est obligé de rester de longs moments assis ou debout dans une position mal commode. 
L'insomnie peut être aussi la conséquence d'un déséquilibre psychique grave (psychopathie, obsession, manie, paranoïa), d'un état anxieux (insomnie très fréquente), d'un état dépressif, ou d'un trouble endocrinien (hyperthyroïdie, troubles endocriniens de la ménopause) 
L'instabilité caractérielle, la tendance à l'hyperactivité un peu désordonnée, le "nervosisme" des adultes et des enfants sont parfois la conséquence d'un trouble du sommeil, mais parfois aussi la cause de l'insomnie  
Le sommeil est sous la dépendance d'un équilibre complexe entre plusieurs parties du cerveau et entre des substances actives sur les cellules du cerveau, les neurotransmetteurs (exemple la sérotonine). Quand ce déséquilibre devient chronique et "organisé", l'insomnie devient tenace, difficile à contrôler.  

 
Conseils hygiéno-diététiques : 
 
Ils sont connus de tous :  
  • repas du soir léger et facile à digérer;
  • éviter le soir de boire des liquides en trop grande quantité, surtout des boissons contenant de la caféine ou de la théine (thé, café, maté, guarana, boissons gazeuses du type coca cola) qui sont stimulantes ET diurétiques;
  • si possible ne pas s'occuper le soir des problèmes difficiles à résoudre ou anxiogènes qu'ils soient professionnels, familiaux ...
  • bien sur pas de film ou d'émission TV angoissants ou violents avant de se coucher;
  • un peu d'exercice dans la journée mais pas le soir;
  • lit confortable dans une chambre plutôt fraîche, boule "quies" et protection oculaire si besoin;
  • ne pas trop dormir. Un paradoxe quand on parle de l'insomnie, mais mieux vaut en-effet un sommeil court et "réparateur" que long et entrecoupé de périodes énervantes d'insomnie;
  • conserver son rythme biologique : se lever à la même heure même si on a passé une mauvaise nuit;

 
PLANTES MEDICINALES ET HUILES ESSENTIELLES
SEDATIVES ET CALMANTES
 
 
Dans la phytothérapie "occidentale", les plantes médicinales qui sont le plus conseillées maintenant pour leurs vertus calmantes, apaisantes, leur capacité à faciliter le sommeil sont : la racine de valériane (Valeriana officinalis), le pavot de Californie (Eschscholtzia californica), la passiflore (Passiflora incarnata).

D'autres plantes médicinales possèdent des vertus apaisantes mais sont plus spécifiques dans leur indication : les aubépines (Crataegus sp.), le coquelicot (Papaver rhoeas), le houblon (Humulus lupulus), la mélisse (Melissa officinalis), la ballote (Ballota foetida)

Les principaux tranquillisants végétaux (anxiolytique -antidépressif) sont le millepertuis (Hypericum perforatum), les tilleuls (tilia sp.)

Un mot particulier sur le kava (Piper methysticum), les extraits de la racine de cette plante tropicale ont des propriétés sédatives, relaxantes, anxiolytiques très intéressantes mais les autorités sanitaires européennes et nord américaines ont interdit son usage à la suite de quelques rares cas d'hépatite toxique. Cette plante est très consommée dans la région pacifique, c'est une boisson traditionnelle que l'on boit de façon conviviale le soir justement à cause de ses effets sédatifs. Dans l'immense majorité des cas elle ne présente aucun danger. Quelques rares personnes y sont allergiques. Il faut s'assurer de la provenance du kava qui, comme toute plante médicinale ou médicament, peut avoir été adultéré ou falsifié (l'adultération par une variété non médicinale de kava a peut-être été la raison des cas d'hépatite qui ont interdit sa commercialisation en Europe, au grand plaisir des laboratoires pharmaceutiques producteurs d'anxiolytiques de synthèse).

Parmi les plantes aromatiques calmantes (et leur huile essentielle) on retiendra la lavande et les lavandins (lavandula spsp.) , l’ylang-ylang (Cananga odorata)

Il fut un temps où le pavot (Papaver somniferum) source d'opium, le rauwolfia (Rauwolfia serpentina) qui contient beaucoup d’alcaloïdes dont la réserpine, le chanvre indien (cannabis sativa) et son cannabinol, étaient couramment utilisés en phytothérapie, entre autres pour leurs vertus sédatives, calmantes ou hypnotiques.

La majorité des plantes médicinales calmantes ne présentent pas de danger (hormis le millepertuis et le kava) et sont donc utilisables chez les enfants, par contre on ne les conseille pas chez les femmes enceintes.
 
 
 
EXEMPLES DE PLANTES UTILISABLES
pour soigner l'insomnie, l'anxiété, la dépression
 
Valeriana officinalis, VALERIANACEAE, la valériane. 
 
On regroupe plusieurs sous-espèces d'apparence variée sous cette dénomination. Plusieurs espèces non officinales, européennes, asiatiques, américaines sont aussi utilisées pour leurs propriétés hypnotiques.
Les organes souterrains sont la partie médicinale (rhizome et racines), leur odeur qui attire les chats est plutôt désagréable ; ils contiennent de nombreuses molécules pharmacologiquement intéressantes dont les valépotriates que beaucoup de pharmacologues considèrent comme la partie active à l'origine des propriétés sédatives, mais c'est controversé.

Les extraits de valériane sédatifs du système nerveux central facilitent l'apparition du sommeil, et "tranquillisent", ils permettent une relaxation des muscles et sont antispasmodiques.

Attention chez certaines personnes (15 à 20 % des patients insomniaques), ils provoquent au contraire une excitation désagréable.
 
Posologie : 
  • De nombreuses spécialités en pharmacie contiennent de la valériane, se conformer à leur indication de posologie car le dosage en matière active est variable
  • Poudre de racine cryobroyée : 1 à 2 g soit 2 à 4 gélules le soir 1 heure avant de se coucher (quand on prend 4 gélules séparer la dose en deux et à 1/2 heure d'intervalle)
  • Teinture mère (désagréable au goût) : 50 à 100 gouttes le soir, doubler la dose si nécessaire
  • Infusion ou décoction possible mais carrément imbuvable, à déconseiller
 
La valériane n'est pas toxique, on peut donc l'utiliser chez les enfants en diminuant au moins de moitié la posologie.
En général, et c'est valable pour toutes les plantes "hypnotiques", utiliser la valériane de façon ponctuelle ou en petite cure d'une à deux semaines
 
 
Eschscholtzia californica, PAPAVERACEAE, le pavot de Californie 
 
Cette plante, sauvage en Californie, est maintenant très répandue comme plante décorative dans les pays tempérés (fleurs jaune orangé, feuillage très découpé). Elle redevient facilement sauvage et se disperse grâce à ses nombreuses petites graines comme son cousin le coquelicot des champs.
La partie aérienne contient de nombreux alcaloïdes qui sont très probablement responsables de ses propriétés calmantes, hypnotiques et antispasmodiques.
On peut aussi utiliser la plante entière.

Eschscholtzia facilite l'apparition du sommeil (inducteur du sommeil), il est légèrement analgésique et donc intéressant quand l'insomnie est secondaire à des douleurs (articulaires par exemple). Le pavot de Californie est modérément anxiolytique ce qui renforce encore sa capacité a induire et prolonger le sommeil. La consommation de cette plante aux doses recommandées n’entraîne pas d'effet secondaire désagréable (somnolence diurne, excitation secondaire, troubles physiques). On peut l'utiliser chez les enfants.
 
Posologie: 
  • Poudre de plante cryobroyée : 1 à 4 g soit 1 à 4 gélules 1/2 heure à une heure avant de se coucher
  • Teinture-mère : 50 à 100 gouttes le soir, à renouveler en cas de réveil nocturne.
  • Extrait fluide : 10 à 20 gouttes le soir, on peut augmenter plus facilement la dose avec cet extrait concentré, jusqu'à 100 gouttes réparties dans la journée.
  • Infusion prolongée (20 mn), possible mais on n'obtiendra pas la même concentration en substance active que dans les extraits alcooliques : 5 g par tasse d'infusion le soir au coucher

    Chez les enfants on diminue les doses de moitié.
 
 

 
Passiflora incarnata, PASSIFLORACEAE, passiflore, fleur de passion 
 
Cette liane est endémique au Mexique et dans le sud des USA mais on peut la cultiver en Europe ; comme toutes les passiflores, elle possède une fleur de grande taille très décorative.

On ne connaît pas précisément quelles sont les substances actives de la passiflore contenues dans les parties aériennes ; mais des alcaloïdes associés à des flavonoides sont probablement responsables de ses propriétés calmantes, sédatives et antispasmodiques.

Comme le pavot de Californie, la passiflore est légèrement anxiolytique ce qui diminue les effets du stress et favorise l'apparition du sommeil chez les insomniaques. La passiflore est aussi intéressante (comme les aubépines) pour calmer l'éréthisme cardiaque (palpitations du cœur sain), le nervosisme. La passiflore n'est pas toxique aux doses recommandées.
 
Posologie : 
  • De nombreuses spécialités pharmaceutiques contiennent des extraits de passiflore souvent associés à d'autres plantes calmantes : se conformer à leur indication de posologie
  • Poudre de plante cryobroyée : 2 à 4 g soit 2 à 4 gélules réparties dans la journée quand on recherche un effet anxiolytique, ou prises le soir pour combattre l'insomnie.
  • Teinture mère : 30 à 150 gouttes par jour ou le soir au coucher
  • Extrait fluide : 10 gouttes le soir pour l'insomnie ou 10 gouttes 3 fois par jour (insomnie plus anxiété)
  • Infusion : 2 à 5 g de plante séchée (10 à 20 g de plante fraîche) pour deux tasses de liquide

    Chez les enfants, diminuer les doses de moitié
 
Crataegus spsp, ROSACEAE, aubépine 
 
Les aubépines sont des arbustes buissonnants ou de petits arbres en général épineux, leur feuillage est le plus souvent découpé, les fleurs (pentamères, odorantes et printanières) groupées en corymbes sont blanches, parfois teintées de rose ou de rouge, avec des étamines nombreuses comme souvent chez les ROSACEAE ; les fruits (ou cenelles) sont des drupes rouges, de petite taille, comestibles.

Les aubépines sont communes dans les haies, en bordure des chemins et en lisière des bois, de toutes les régions tempérées d'Europe, de l'Asie occidentale, de l'Afrique du Nord et de l'Amérique du Nord. On les plante communément pour faire des haies.

Les extraits de Crataegus sont légèrement sédatifs, ils renforcent les contractions du muscle cardiaque, dilatent les vaisseaux sanguins et calment l'éréthisme du cœur c'est à dire les contraction anormales (extrasystoles = palpitations) du cœur sain chez certaines personnes émotives ou angoissées au système neurovégétatif déséquilibré ou qui abusent des stimulants cardiaques (thé, café).
Les états anxieux avec troubles de l'endormissement et du sommeil, l'émotivité, le nervosisme sont une bonne indication des aubépines que l'on associe souvent à d'autres plantes sédatives.
 
Posologie: 
  • Infusion : 5 g d'aubépine sèche dans 1/2 litre d'eau très chaude 10 mn d'infusion, à boire dans la journée ou en soirée, tiède ou froide
  • Teinture-mère : 50 à 100 gouttes 3 fois par jour ou le soir au coucher
  • Poudre totale : 2 à 4 g par jour
  • Extraits : capsules et comprimés : 100 à 400 mg, trois fois par jour, ou plutôt le soir en cas d'insomnie d'un extrait standardisé (il existe plusieurs standardisations : par rapport aux flavonoïdes (2,25 à 3%) ou par rapport au contenu en proanthocyanidols(18 à 20%)).
 
A la posologie indiquée les aubépines ne sont pas du tout toxiques et le traitement doit durer plusieurs semaines pour être efficace, pas d'effet immédiat sur le sommeil comme la valériane par exemple, mais une modification de l'équilibre nerveux qui favorise le retour du sommeil. 
 
Papaver rhoeas, PAPAVERACEAE, le coquelicot des champs 
 
Le coquelicot est botaniquement très proche du pavot à opium (Papaver somniferum) mais les alcaloïdes qu'il contient ne sont pas aussi puissants et dangereux pour la santé.
C'était la fleur rouge des champs de blé mais dans les zones de culture céréalière "moderne" il est détruit par les herbicides et persiste uniquement sur les talus, dans les fossés et en bordure des champs.
On récolte les pétales rouges fortement colorés par des anthocyanosides et qui contiennent une petite quantité d’alcaloïdes.
C'est une plante traditionnellement utilisée pour calmer le cœur irritable et certains troubles "psychosomatiques" (type boule dans la gorge, oppression respiratoire), ses propriétés sédatives font qu'on l'associe à d'autres plantes pour faciliter l'apparition du sommeil et lutter contre l'insomnie associée à un peu d'anxiété ou à une nervosité excessive.
 
Posologie 
  • Spécialités pharmaceutiques : le coquelicot est associé à d'autres plantes sédatives : se conformer aux indications de posologie de la spécialité
  • Poudre de plante cryobroyée : 2g par jour répartis dans la journée ou le soir en cas d'insomnie.
  • Infusion : une cuillerée à café par tasse d'eau chaude, 3 fois par jour ou le soir au coucher
 

Le coquelicot est une plante inoffensive à la posologie indiquée, utilisable chez les enfants en diminuant la dose de moitié. 

 
Humulus lupulus, CANNABINACEAE, le houblon 
 
Cette plante originaire de l’Eurasie est cultivée pour ses inflorescences femelles qui sont utilisée essentiellement dans l'industrie de la bière.
On ne connaît pas précisément quelles sont les substances sédatives du houblon (cônes femelles )qui par ailleurs possède des propriétés du type progestatif (comparable à la progestérone).
C'est un tranquillisant mineur que l'on peut donner aux enfants nerveux ayant des difficultés à s'endormir.
 
Posologie

Quelques spécialités pharmaceutiques contiennent du houblon ou des extraits de houblon, se conformer à leurs indications posologiques.
 
  • Poudre de plante cryobroyée : en général 2 g par jour en deux prises dans la journée ou le soir avant le coucher
  • Teinture mère : 100 gouttes étalées dans la journée, ou 50 gouttes le soir
  • Infusion : pour 30 g de cônes femelles, 1 litre d'eau et 10 à 15 minutes d'infusion, une tasse 3 fois par jour ou le soir avant de se coucher (c'est amer!!)
 
 
Hypericum perforatum, ClUSIACEAE, millepertuis

 


Il y a plusieurs espèces de millepertuis:  H. perforatum est l'espèce officinale en France, il est très commun, et reconnaissable à son bouquet de fleurs jaunes (bien développées en juin aux alentours de la St jean, d'où son nom commun st john wort en anglais) qui quand, on les écrase, tachent les doigts en rouge.


Le millepertuis est traditionnellement une plante cicatrisante (petites plaies douloureuses et brûlures);

plus récemment les phytothérapeutes (surtout anglo-saxons et germaniques) se sont intéressés à ses propriétés anxiolytiques et antidépressives.




Les études cliniques et pharmacologiques ont en effet montré, dans la plupart des cas, que cet effet antidépresseur était nettement supérieur à l'effet placebo (très important dans le traitement de la dépression) et sans symptômes secondaires désagréables.

Bien évidemment le lobby de l'industrie pharmaceutique (de synthèse) a tout fait pour dénigrer et même interdire l'utilisation de cette plante médicinale. Il a presque réussi à le faire car les extraits de millepertuis augmentent l'activité de certains enzymes hépatiques qui ont pour mission de détoxiquer l'organisme mais qui accélèrent aussi la dégradation de nombreuses molécules dont certains médicaments importants mais utilisés par peu de gens.
Citons :
 
  • les inhibiteurs de protéase et les inhibiteurs de la transcriptase inverse (traitement du sida) ;
  • la cyclosporine (inhibiteur immunitaire utilisé dans la prévention du rejet des greffes) ;
  • la digoxine (insuffisance cardiaque) ;
  • les antivitamines K (traitement anticoagulant) ;
  • certains médicaments utilisés dans le traitement du cancer ;

    et aussi dans une moindre mesure:
 
  • les statines (anticholestérol) ; 
  • la pilule anticontraceptive ;  
  • la théophylline (traitement de la crise d'asthme). 

La majorité des gens peuvent donc utiliser le millepertuis (rappel : sauf ceux qui utilisent des antirétroviraux, de la ciclosporine, un traitement anticoagulant, ou de la digitaline ) Le millepertuis est très intéressant pour traiter la dépression légère ou modérée, c'est un traitement quasi sans effets secondaires (à la différence des antidépresseurs de synthèse que l'on utilisera pour les épisodes dépressifs graves).
On associe avec bénéfice le millepertuis à une autre plante sédative comme la valériane ou la passiflore pour combattre les troubles du sommeil qui accompagnent la dépression légère.
 
Par contre, comme les extraits de millepertuis agissent un peu comme certains médicaments antidépresseurs, on doit éviter d'utiliser le millepertuis avec des antidépresseurs de synthèse.
Le millepertuis est déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitant.
 
Posologie moyenne  
  • Poudre de la plante cryobroyée : 1 g soit deux gélules par jour 
  • Teinture mère : 20 gouttes 3 fois par jour  
  • Mélange de teintures mère : Hypericum et Eschscholtzia ou Hypericum et Valeriana , mélange en quantité égale : 20 à 30 gouttes 3 fois par jour ou 50 gouttes le soir avant de se coucher 
  • Infusion : 10 g par tasses d'eau chaude (soit 50 g par litre) 2 à 4 fois par jour 
  • Plusieurs spécialités pharmaceutiques contiennent du millepertuis ou des extraits de millepertuis : se conformer à leurs indication de posologie 
Pour obtenir un effet, le traitement doit être prolongé plusieurs semaines et arrêté progressivement en diminuant la dose journalière 

 
Lavandula spsp, LABIATEAE, les lavandes

 

Les lavandes sont des arbrisseaux très aromatiques typiques de la région méditerranéenne
L'espèce officinale en France est :
Lavandula angustifolia (à feuilles étroites)
= L. officinalis = L. vera ;
une autre espèce sauvage (lavande aspic) est moins utilisée : Lavandula latifolia (à feuilles larges) = lavandula spica.

Il existe des formes hybrides naturelles ou fruits de sélections agronomiques : les lavandins : Lavandula intermedia = Lavandula hybrida ;

les hybrides ou les variétés de cultures (cultivars) sont l'objet de cultures industrielles notamment en Provence (rendement en huile essentielle amélioré, variétés à huile essentielle à composition chimique précise(chémotypée)).




Les lavandes méditerranéennes ont été répandues et sont cultivées dans le monde entier mais Il existe d'autres lavandes indigènes (en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord).

Les inflorescences et l'huile essentielle qu'elles contiennent sont médicinales (antiseptiques, antalgiques, cicatrisante, insectifuges et apaisantes-antispasmodiques)
 
On peut utiliser les lavandes ou leur huile essentielle quand on a de la difficulté à s'endormir, une anxiété légère, du nervosisme : plusieurs études montrent que l'huile essentielle de lavande officinale est apaisante, sédative, surtout chez les personnes âgées.

Posologie :
 
  • infusion : 2 g de fleurs de lavande (plus ou moins deux cuillerées à café) dans un bol d'eau très chaude, infuser 5 à 10 minutes, le soir 1/2 à 1 heure avant le coucher.
  • huile essentielle : pour l'anxiété légère (2 à 3 gouttes d'huile essentielle (lavande officinale) 3 fois par jour) ; pour faciliter l'endormissement (2 à 4 gouttes d'huile essentielle (lavande officinale) 1/2 h à 1 h avant le coucher), quelques gouttes d'huile essentielle sur un tissu qu'on conserve sous l'oreiller.
 

 
Cananga odorata, ANNONACEAE, ylang-ylang 
 
Toutes les parties de cet arbre tropical, mais surtout les pétales des fleurs, renferment de l'huile essentielle (1,5 à 2%).
Elle est antiseptique et induit des effets de type sympatholytique : baisse de la pression artérielle et ralentissement cardiaque que l’on attribue aussi à une baisse de l’activité corticosurrénale.

Dans le sud-est asiatique et dans l’océan indien, elle est considérée comme aphrodisiaque.

L’effet «sympatholytique » entraîne une baisse de l’irritabilité, une certaine relaxation en cas de stress.

Pour obtenir cet effet on préconise l'absorption de l'huile essentielle d’ylang-ylang par voie cutanée et respiratoire : massage relaxant en mélangeant quelques gouttes d'huile essentielle dans de l'huile de massage, ou dans l'eau du bain (bain relaxant).
 
 
Melissa officinali, LABIATEAE, la mélisse
Tilia spsp, TILLIACEAE, les tilleuls
 
 
Ces plantes très communes en Europe (et que l'on peut facilement cultiver) permettent de faire des infusions sédatives très agréables au goût.

Les inflorescences de tilleul doivent être cueillies au début de la floraison (cela ne dure quelques jours), les rameaux fleuris de mélisse pendant tout l'été. On les sèche rapidement à l'abri du soleil.

Ces deux plantes ne présentent aucun danger en infusion que l'on peut faire légère ou concentrée selon son goût le soir avant de se coucher.

Autres possibilités :
- Teinture mère : 30 gouttes 3 fois par jour ou 40 à 60 gouttes le soir
- Macération glycérinée de bourgeons de tilleul 1D : 30 gouttes 3 fois par jour pendant plusieurs semaines.
Cette dernière préparation est à préconiser pour son effet anxiolytique-antidépresseur
 
 

 
 
CONCLUSION 
 
Dans ce document, nous limitons notre propos aux plantes sédatives que l’on peut facilement se procurer en Europe.
Il existe bien évidemment d’autres plantes sédatives de part le monde (ex withania somnifera utilisé dans la médecine indienne). On peut avec bénéfice associer 2 ou 3 plantes sédatives entre elles pour faciliter le sommeil ex : valériane + millepertuis, valériane + passiflore + crataegus, valériane + eschscholtzia.
Dans ces cas il faut diminuer par 2 ou 3 les doses journalières indiquées dans les posologies, d’autant qu’il peut y avoir potentialisation (augmentation) des effets.
 



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