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La résistance des Amour à l'occupation française
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  La France coloniale a rencontré beaucoup de difficultés à fair appliquer le traité frontalier avec le Maroc de  mil huit cent quarante cinq à la tribu hostile et insoumise des Amours

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56282962/f1.highres



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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56282962/f2.image.r=smir.highres



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Extrait du" Monde illustré " du  14/01/1882





           



Sahara oranais
Nous continuons l'historique de la campagne du Sud, que nous avions un moment inter- rompu , ne pouvant point passer sous silence des événements d'une réelle importance. Voici
l'extrait de la lettre de notre correspondant, accompa- gnant son premier croquis : Bivouac de M'zill, 7 novembre 1881.
Nous sommes entrés aujourd'hui dans la période d'action, et les premiers coups de fusil ont été tirés le 5 no vembre dans les montagnes rocheuses du pays des Ah- mours, à 10 kilomètres environ de Figuig, dans un pays réputé inaccessible et où jamais Européen n'avait osé mettre le pied.
Les trois premiers bataillons du 2e zouaves, qui font partie de la colonne du général Louit, ont reçu l'ordre, le 4 novembre au soir, de gravir, par trois sentiers différents, ces hauteurs escarpées : le 1er bataillon à droite, le 2e au centre et le 3e à gauche; le 2e et le 3e bataillons, séparés par un trajet de-7 à 8 kilomètres, devaient s'appuyer et se rejoindre le 5 novembre au soir sur les hauteurs de Koum-Cheik, objectif du 2e bataillon.
Le colonel du 2e zouaves marchait à la tête de la colonne du centre avec le 2e bataillon (commandant Les- chères).
L'ascension, commencée à six heures du matin, au départ du bivouac de M'zill, dura sans interruption jusque vers une heure et demie, et sans rencontrer d'autres obstacles que ceux inhérents à la nature du sol; à deux heures, les premiers coups de fusil tirés par les OuledSidi-Abdallah, de la fraction des Ahmours, vinrent nous apprendre que ces montagnards, obligés de nous abandonner leurs troupeaux de chameaux, de moutons et de chèvres, de laisser entre nos mains leurs tentes et tous leurs biens, qu'ils avaient crus en sûreté sur les plateaux escarpés de leurs montagnes, chercheraient néanmoins à profiter des défenses exceptionnelles de leur pays pour nous barrer le passage.
Ils réunirent au col de Koum-Cheick leurs meilleurs tireurs, préparèrent les blocs de rochers, et quand la 2e compagnie du 2e bataillon, soutenue par une section de la 1re compagnie, se présenta pour tenter l'attaque et l'escalade, elle fut accueillie par des décharges répé-
tées, par des pierres roulant du sommet des rochers,et, en un moment, M. le lieutenant Ledrappier, le caporal Bilquez et 2 zouaves furent tués; 2 adjudants et 5 zouaves furent blessés. Il devenait nécessaire, dans ces conditions, d'attendre le résultat des mouvements tournants exécutés à gauche par la 4e compagnie, à droite par la 1re compagnie et par la 3e compagnie, et on se borna à tirailler sur les Ahmours postés derrière les rochers avec leurs femmes, qui les encourageaient de leurs cris aigus et les aidaient à faire rouler des pierres, pendant que leurs meilleurs tireurs cherchaient l'occasion de bien placer leurs balles.
Le froid, en ce moment, devenait assez vif, et nos zouaves durent allumer des feux pour se réchauffer.
Vers 5 heures et demie, les premiers éclaireurs de la 4e compagnie parurent sur les crêtes de gauche et la compagnie entière ne tarda pas à s'y montrer à son tour; la marche avait été retardée par le terrain, les rochers glissants et les coups de fusil échangés avec les insurgés



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A cet instant, l'assaut était prochain; les compagnies postées au pied des rochers reçurent l'ordre de s'y préparer, et bientôt la charge résonna, répétée par les échos, dans les gorges arides de KoumCheick. L'élan de nos zouaves fut irrésistible; ils franchirent avec une rapidité inouïe le défilé de 50 mètres de hauteur qui les séparait de la crête, et, grimpant de rochers en rochers, s'aidant des mains, des pieds, se poussant les uns les autres, ils occupèrent ces sommets considérés comme inaccessibles. Les Ahmours, terrifiés par cette attaque venant de deux côtés, avaient fui, abandonnant la position. Une demi-heure plus tard, tout le 2e bataillon du 2e zouaves était réuni avec son chef, sous les ordres du colonel, sur la pente qui regarde Figuig du côté opposé de la montagne; les mouvements tournants de droite avaient réussi comme celui de gauche. Tous nos blessés, tous nos morts se trouvaient au milieu de nous. La nuit se passa tranquillement, mais l'eau manquait, on dut s'en passer, et réserver pour les blessés et le service de l'ambulance les dix-huit bidons pleins envoyés par le 3e bataillon.
Le lendemain, 6 novembre, à 7 heures du matin, le 2e bataillon reprenait le chemin de M'zill, ayant accompli sa mission, ramenant un millier de chameaux, de bœufs et de moutons, beaucoup de tapis et d'objets indigènes.
Les morts, les blessés, portés par les zouaves, furent aussi transportés jusqu'au bivouac. Les braves officiers e~ zouaves du 2e bataillon; sous les ordres de notre colonel, venaient d'ajouter une belle page de plus à l'historique si beau déjà du 2e zouaves.
Voici maintenant l'extrait de la lettre accompagnant le second croquis, pris sur place comme le premier : Depuis le 5 octobre, la colonne commandée par le général Louit, et dont fait partie le 2e zouaves, a continné de fouiller le pâté montagneux du Djebel-Msil, gravissant les ravins les plus escarpés, pour atteindre dans leurs repaires presque inaccessibles les Ahmours dissidents, et les richesses, tentes et troupeaux, de ces audacieux montagnards.
Pendant que la colonne Louit opérait sur un versant, la colonne du général Colonieu opérait sur le versant opposé, tous les débouchés de la plaine étant d'ailleurs surveillés par la cavalerie et les goums.
Le 13 novembre, une reconnaissance armée à la légère, composée du 2e bataillon de zouaves et de deux compagnies du 3e bataillon, sous les ordres du lieutenant-colonel du régiment, quitta à neuf heures du matin le bivouac de Foumassa, pour se diriger vers les sources d'Aïn-Haddou et de Oum-Rzeg, situées sur les hauteurs du Djebel-Smir. et aux environs desquelles des campements nombreux et des troupeaux avaient été signalés.
Après trois heures et demie passées sans interruption à gravir la montagne, au prix de fatigues inouïes, la petite colonne se trouva en face de l'ennemi, qui occu- pait le col de Aïn-Haddou (à 1,900 mètres), et qui ne put y rester assez longtemps pour protéger l'enlèvement de ses tentes.
Les femmes et les enfants se réfugièrent sous la protection de leurs guerriers dans le col d'Aïn-Oum-Rzeg, et pendant que les coups de fusil répondaient aux coups de fusil, tout ce monde pouvait s'échapper par les gradins boisés de la montagne. Celle-ci ne tarda pas, d'ailleurs, à être couronnée; le bois qui entoure la source d'Aïn-Oum-Rzeg put être fouillé, et on acquit la certitude que l'ennemi avait abandonné la position, en emportant de nombreuses victimes.
De notre côté, nous n'avons à regretter qu'un seul mort, un jeune Algérien, le zouave Dubreuil, tué d'une balle dans la poitrine. -..



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Le jour baissant, il fallut songer à revenir au camp, Cette marche de nuit, fort difficile dans ces montagnes escarpées, se fit cependant très facilement. Ce fut une j véritable retraite aux flambeaux. Les touffes d'alfa, al- !
lumées sur chaque flanc, éclairaient la marche et for- j maient un sillon lumineux de près de dix kilomètres de ; longueur, spectacle merveilleux dont les témoins gar- J deront longtemps le souvenir. ~,..


W. A.



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